| RÉSEAU HIVER 2002 / Magazine
de l'Université du Québec Reproduction autorisée avec la mention de l'auteur et de la source. |
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La caverne D'Ali Baba de l'ETS C'est un secret bien gardé, mais au Québec on construit des voitures de course, des sous-marins, des robots et même des automobiles qui fonctionnent à l'énergie solaire. D'abord pour le plaisir, aussi pour les voyages, mais surtout pour le défi, chaque année une centaine d'étudiants de l'ETS participent à des compétitions entre clubs. En poussant la porte, c'est un peu comme pénétrer dans la caverne d'Ali Baba.

Un sous-marin
par ci, un robot par là et tout au fond une voiture de
course. Cet endroit n'est pas l'antre d'un « patenteux »
mais bien un des locaux qui abrite les clubs étudiants
de l'ETS.
En tout, l'ETS compte plus d'une vingtaine de clubs. Chaque
année, des compétitions s'organisent qui permettent
aux membres de voyager : « Si tout va bien on se retrouvera
à Hawaii en juillet prochain pour la compétition
nord-américaine », raconte Ricky Ng-Adam, capitaine
de l'équipe du sous-marin Sonia. Ce sous-marin est
doté de deux moteurs alimentés à l'aide de
batteries. S'il n'a pas l'allure ni la taille d'un sous-marin
nucléaire, il est toutefois parfaitement adapté
pour les besoins de la compétition. Dans un premier temps
l'engin doit plonger pour ensuite traverser une porte, ramasser
un objet et le remonter à la surface. Les 20 membres de
l'équipe de Ricky travailleront cette année à
rendre plus fiable le mécanisme d'étanchéité,
et perfectionneront le design mécanique du sous-marin Sonia.
Toujours sous l'eau, Omer 4, un sous-marin à propulsion
humaine, s'est fait remarquer lors des 6th International
Submarine Races qui se sont tenues au Maryland en juin dernier.
Il y a inscrit deux fois le record du monde en vitesse. Long et
effilé, Omer 4 est tout juste assez grand pour qu'un pilote
puisse s'y tenir couché. C'est en pédalant que le
pilote fait avancer Omer 4. Le capitaine de l'équipe,
Patrick Marquis, explique : « Depuis la première
génération d'Omer, nous avons beaucoup travaillé
sur la friction. Omer 5 ne ressemblera pas aux autres, il sera
plus ergonomique et pourra accueillir deux pilotes pédaleurs.
L'an prochain, nous participerons à des compétitions
dans une nouvelle catégorie ». André Gagnon
et
ses comparses sont fiers de la Walking Machine. Depuis
deux ans, l'équipe travaille sur ce robot marcheur qui
avance comme une chenille et dont les pieds ressemblent à
de petits tracteurs. « Lors des compétitions,
le robot doit être capable de marcher sur une surface plane
ou inclinée, la vitesse est importante, mais le robot doit
aussi être en mesure de ramasser un objet... Nous y travaillons ! »
Le Mini-Baja est peut-être l'ancêtre de tous
les engins construits par des clubs étudiants. Le modèle
de l'ETS fête cette année ses vingt-cinq ans. L'équipe
de Simon Constantineau a été déclarée
la meilleure de l'année 2001 toutes compétitions
confondues, en plus d'avoir remporté la deuxième
position à Columbia en Caroline du Sud et la troisième
à Troy en Ohio. Mais pourquoi cette voiture tout terrain
est-elle si performante ? « Elle est légère
et solide à la fois, sa plus grande qualité demeure
sa suspension », explique Simon. L'an prochain, un
nouveau véhicule remplacera celui-là avec une transmission
développée par un étudiant.
Il y en a plusieurs autres dont Neptune le canot de béton, Photon le bateau à propulsion solaire ainsi qu'Éclipse IV le véhicule solaire, pour ne nommer que ceux-là. Génial, le génie à l'ETS !
L'indépendant MontréalCampus
Yves P. Pelletier, Bruno Landry, Guy A. Lepage et Richard Z. Sirois, les quatre gars de Rock et Belles Oreilles en étaient. Judith Lachapelle, Isabelle Hachey et Nathalie Collard, aujourd'hui journalistes à La Presse, y ont signé leurs premiers textes. De quel journal parle-t-on ? Du MontréalCampus, le journal étudiant indépendant de l'UQAM. Rencontre avec un rédacteur en chef.
C'est Roch Côté qui fonde le MontréalCampus en 1980. Depuis sa fondation, plusieurs rédacteurs en chef s'y sont succédé. En 2000, Hugo Joncas signe un premier article pour y dénoncer une affaire de fraude, de travail au noir et de pourboires volés au Bistro Sanguinet... ledit bistro ayant sa place d'affaires dans un pavillon de l'UQAM. Un an plus tard, Hugo se retrouve rédacteur en chef, mais quel est son rôle ? « Je suis un signeur de chèques ! Mais surtout, je dois garder une vue d'ensemble du journal, prévoir un dossier spécial pour chaque numéro. J'agis comme une espèce de coach auprès de l'équipe et je recrute régulièrement de nouveaux journalistes ». Le MontréalCampus se distingue des autres publications de l'UQAM parce qu'il est complètement indépendant. « Nous n'avons aucun financement de la part des associations étudiantes, nous ne sommes donc pas liés éditorialement à qui que ce soit. »
Hugo Joncas
Le MontréalCampus fait donc ses frais. En grande partie grâce à la publicité qu'on y vend, le chiffre d'affaires tourne autour des 160 000 $ annuellement. Les 18 000 exemplaires du MontréalCampus sont largement distribués chaque semaine ; d'abord sur le campus, mais aussi dans les commerces du Quartier latin et du Plateau Mont-Royal. Le MontréalCampus paie ses journalistes... mais seulement après le quatrième article, et on offre alors 15 $ le feuillet. Ce n'est pas pour l'argent qu'on y collabore, mais bien pour y acquérir une expérience pratique de la fabrication d'un journal. S'il est vrai que la plupart des collaborateurs sont des étudiants en journalisme, Hugo recrute dans toute l'université : « Je rêve de trouver la personne qui me proposera de rédiger une chronique de science ! ». Le MontréalCampus fait partie de l'association de la Presse universitaire indépendante du Québec (PUIQ). Cette toute jeune association est bâtie sur le même modèle que celui de sa grande sur, la Canadian University Press. Le but d'une telle association est de permettre un échange de textes, de les rendre disponibles à toutes les publications qui en font partie et ,à l'occasion, elle permet la réalisation d'un projet commun. Un tel projet a vu le jour lors du dernier Sommet des Amériques tenu à Québec en avril dernier et Hugo raconte : « Lors de ce Sommet, sept journaux ont travaillé ensemble afin de publier une édition spéciale Sommet. Le mercredi suivant cette édition était distribuée sur six campus. On songe à répéter l'aventure. Par les temps qui courent ce ne sont pas les sujets qui manquent ! ».
GALA FORCES AVENIR
Félicitations à nos gagnants

Ugo Leblanc
Banque de riz au Cambodge de l'ETS
C'est au Capitole de Québec, le 11 octobre dernier, qu'ont été dévoilés les noms des gagnants. Parmi les huit finalistes du réseau de l'Université du Québec, quatre se sont vu accorder des bourses. Félicitations à toutes et à tous!
Projet Avenir par excellence, c'est le projet Banque de riz au Cambodge de l'ETS qui a remporté le prix le plus prestigieux du Gala. Dans un village de 400 habitants, l'équipe de six étudiants au programme de génie de la construction de l'ETS a passé quatre mois à assurer un approvisionnement en riz à toute la population, et ce, l'année durant grâce à l'érection d'un entrepôt de 200 m2 . Une bourse de 15 000 $ leur a été accordée.
É. B.-Beauregard
Avenir Société, communications et éducation,
pour la pièce Ma mère m'a appelée Madame.
Ugo Leblanc, étudiant en communications et relations humaines
de l'UQAR, s'est vu décerner une bourse de 8 000 $.
Lors d'un stage, Ugo côtoie des personnes atteintes d'Alzheimer
et, touché par l'ampleur du problème, il fonde en
1999 la Société Alzheimer de Rimouski, puis il met
quatre mois à écrire sa pièce qui propose
des pistes de réflexion et des conseils pour les familles
des personnes atteintes.
Isabelle Lavoie
Avenir Personnalité 1er cycle, remis à Évelyne Boisvert-Beauregard, étudiante en animation et recherche culturelles à l'UQAM, qui vit pour et par l'engagement social. L'animation, elle connaît et en fait : dans un centre communautaire, pour le programme Artiste à l'école et aussi à la radio en plus d'être éducatrice en garderie tout en poursuivant ses études. Évelyne a reçu une bourse de 8 000 $.
Avenir Personnalité 1er cycle : Isabelle Lavoie de l'UQAR a également reçu une bourse de 8 000 $. Militante de première ligne, la justice sociale guide ses actions. Elle s'est également fait remarquer pour son implication notamment en environnement et dans l'entraide internationale.