RÉSEAU Février 1999 / Magazine de l'Université du Québec
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Nouvelle  technologie

Des TIC qui font MOUCHE !

 

Par Élaine Hémond

 

 

Dans le milieu universitaire, une dimension pédagogique inédite se construit à partir des technologies de l'information et des communications (TIC). Au sein du réseau de l'Université du Québec, l'élaboration de cette nouvelle relation au savoir est d'abord animée par les professeurs. Leur principal objectif : une qualité accrue de la formation des étudiants.

Il est de plus en plus évident que les TIC constituent des leviers pour améliorer la qualité des pratiques pédagogiques à l'université. Actuellement, dans le réseau de l'Université du Québec, un véritable foisonnement d'initiatives et de projets tous azimuts indique la volonté d'un grand nombre de professeurs de créer un environnement d'apprentissage adapté aux nouveaux besoins de la société. Cette actualisation s'appuie sur la nécessité d'amener la plus grande partie du corps professoral à s'approprier les TIC, de créer une structure technologique favorable à l'innovation et de favoriser le partage des expertises entre chercheurs du monde entier. Un véritable mouvement ! On pourrait presque dire un bouillon de culture !

Rien n'est toutefois encore acquis et il y a du chemin à faire, notamment au niveau du partage des expertises et des réalisations au sein du réseau. La somme des initiatives qu'a révélées le récent inventaire réalisé par le Bureau des technologies de support à l'enseignement de l'Université du Québec, en collaboration avec les établissements, démontre la richesse de la panoplie des TIC utilisées en formation à l'Université du Québec. Malheureusement, ces réalisations sont souvent peu connues dans le réseau. Dans le contexte actuel, il a pourtant plus que jamais avantage à regrouper ses forces. Pour aller plus loin, il est indispensable de démontrer aux professeurs que les TIC nourrissent leur compétence, leur imagination et leur motivation. Pas un maître, comme certains le craignent encore, mais un outil.

Pierre MackayPierre Mackay est professeur au département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal et directeur du Centre de formation et d'innovation technopédagogique. Il estime que la résistance des enseignants aux objectifs de productivité qu'ils décelaient chez les administrateurs tend à s'estomper au fur et à mesure que se déploient les avantages pédagogiques ou pratiques des TIC. "Par ailleurs, la rentabilité ­ du moins à court terme ­ de tels projets n'est pas évidente, admet-il. Ainsi, il est faux de croire que les TIC permettent de remplacer un enseignant et de sauver de l'argent. Il faut plutôt les voir en complément aux moyens déjà existants et savoir que leur utilisation occasionne des dépenses supplémentaires. Les TIC permettent rarement des économies ! Leur utilisation ne peut avoir pour objectifs que la qualité de la formation et l'amélioration de la relation enseignant ­ étudiant."

Les TIC et la vie universitaire

Il est impossible de dresser une liste exhaustive des initiatives qui ont débouché sur des pratiques pédagogiques ou logistiques adoptées par les différents milieux. On peut cependant citer certaines réalisations éloquentes. Par exemple, à l'Université du Québec à Chicoutimi, à Hull et à Trois-Rivières, les murs des traditionnelles réserves des bibliothèques s'effritent sous le potentiel du logiciel Érès, qui réduit les contraintes d'horaires et de disponibilité des documents. À l'Université du Québec à Hull, après une peur panique découlant de l'obligation d'assurer leurs lectures obligatoires par le biais d'Internet, des étudiants en enseignement du français au secondaire jubilent devant les trésors qui émaillent le parcours documentaire suggéré par leur professeur. Une véritable masse critique de chercheurs en adaptation scolaire et sociale s'est, d'autre part, formée au Québec autour d'un site réseau conçu par deux professeurs de l'UQAM. Ailleurs, ce sont des outils et des idées que l'on donne. Ainsi, la Télé-université a créé un lieu-concept d'inspiration écologique qu'elle appelle "bac vert", où l'on récupère des idées, des connaissances et des façons de faire à partager entre un maximum de personnes. Cette année, des établissements du réseau offrent par ailleurs sur Internet un cours de 1er cycle en éducation, qui présente le système scolaire québécois. Le professeur Jacques Daignault, de l'Université du Québec à Rimouski, a été le premier à en diffuser et à en animer le contenu, l'automne dernier. Cet hiver, plusieurs autres cohortes d'étudiants participent à ce cours dans d'autres établissements.

Dominique Légaré et Pierre Chenard

Dominique Légaré, professionnelle au Bureau des technologies de support à l'enseignement et Pierre Chenard, directeur par intérim du Bureau.

Dans tous les établissements, l'apprivoisement et la formation des membres du corps professoral aux TIC est à l'ordre du jour. L'UQTR s'est dotée d'un plan directeur des NTIC (nouvelles technologies de l'information et des communications). De même, la Télé-université a adopté récemment un plan de modernisation étayé par 25 ans de recherche et d'action en formation à distance. Impossible, en outre, de passer sous silence le Laboratoire en informatique cognitive et environnement de formation (LICEF) de la Télé-université, qui a connu une croissance extrêmement rapide. Il regroupe maintenant 14 équipes de recherche et une cinquantaine de chercheurs.

EnÞn, l'audace des constituantes du réseau s'est aussi afÞrmée avec la création récente de l'École de technologie de l'information (ETI). La formule de cette école, liant les concepts du campus virtuel et du campus traditionnel, est le fruit d'une collaboration entre l'École de technologie supérieure, la Télé-université, l'Institut national de la recherche scientifique et l'UQAM. Un diplôme d'études supérieures spécialisées en technologie de l'information y est d'ores et déjà offert.

Un autre aspect non négligeable du mouvement d'appropriation des TIC vient de l'intérêt croissant que leur porte le Fonds de développement académique du réseau (FODAR). En 1998-1999, FODAR a consacré plus de 560 000 $ au renouveau pédagogique et technologies de l'information et des communications. Quant au Bureau des technologies de support à l'enseignement, il agit désormais comme courtier d'information et se veut une espèce de réserve d'outils à la disposition des professeurs et des établissements du réseau.


Sites primés ou réputés réalisés au sein de l'UQ

André G. Bourassa, UQAM, Arts
http://www.er.uqam.ca/nobel/c2545/theatral.html

André Blanchard, UQAT, Arts
http://web2.uqat.uquebec.ca/scenario

Robert Derome, UQAM, Arts
http://www.er.uqam.ca/nobel/r14310/Accueil.html

Michel Guay, UQAM, Histoire
http://www.unites.uqam.ca/egypte


"Le raffinement de ce filet technologique et pédagogique colle à la réalité actuelle du milieu universitaire, tout en s'inscrivant dans la tradition de l'Université du Québec, affirme Pierre Chenard, directeur par intérim du Bureau. En effet, par son déploiement en réseau, l'Université du Québec est, depuis sa naissance, interpellée par les nouveaux modes de communication", ajoute-t-il.

Le point de convergence des activités ou services s'appuyant sur les TIC demeure la valorisation pédagogique. Cela, même si la nature des projets et leurs objectifs pratiques varient en fonction des besoins des étudiants et des professeurs. "On parle tantôt d'un soutien documentaire, de cours complets et partiels propres à une constituante ou dispensés en réseau, d'initiation à la production pédagogique multimédia, tantôt d'encadrement de stages, de services logistiques, de forums thématiques...", explique Dominique Légaré, professionnelle au Bureau des technologies de support à l'enseignement.

Initiative personnelle, avantages collectifs

Comme le mentionne le professeur Mackay, de l'UQAM, il est reconnu que l'intégration des TIC aux activités de formation occasionne rarement des économies. Toutefois, leur adaptation, leur transfert à d'autres domaines que ceux prévus initialement et leur déploiement permettent souvent d'optimiser les investissements de départ.

Gilles CaronAinsi, Gilles Caron, directeur de la bibliothèque de l'UQAC, est parti de technologies très simples pour favoriser le travail documentaire des étudiants de Chicoutimi et d'ailleurs. En misant sur le logiciel Érès pour faciliter l'accès à la réserve de la bibliothèque, il posait un levier. "Ce produit fonctionne sur un réseau peu coûteux en termes d'équipement et de droit d'utilisation", explique M. Caron. Il entraînera des économies, car il permet, entre autres, de limiter les heures d'ouverture de la réserve de la bibliothèque. Ces perspectives s'enrichissent encore quand on pense aux autres fonctions dont on peut doter cet outil.

Thierry KarsentiÀ l'UQAH, Érès est tombé sur un terrain particulièrement fertile. Thierry Karsenti, professeur au département des sciences de l'éducation, a vu qu'il était possible d'optimiser ses possibilités pour en faire un support à la prestation de cours. Il a proposé à ses étudiants un cheminement documentaire en hyperliens. Finie la remise des notes de cours et photocopies d'articles ! "J'avais tout organisé pour eux et pour les besoins de leurs cours sur Internet", dit le professeur qui, après avoir assisté à la panique de nombreux étudiants, a enfin vu leur satisfaction. L'expérience est doublement formatrice puisque, en plus d'apprendre à se servir des outils informatiques incontournables pour les enseignants de demain, ils obtiennent des notes supérieures à celles de leurs collègues des années précédentes. "En effet, captivés par la qualité des ouvrages auxquels ils accèdent, les étudiants travaillent davantage, soutient le professeur. Alors qu'il y a quelques années, j'avais du mal à ce qu'ils travaillent trois ou quatre heures par semaine sur le cours, certains étudiants du dernier trimestre y ont consacré plus de 15 heures !"

Thierry Karsenti offre aussi, depuis janvier 1999, un cours complètement médiatisé intitulé "Initiation à la recherche en éducation au secondaire". "Je n'ai rien inventé ! Je me suis inspiré des meilleurs cours médiatisés identifiés par une étude réalisée par un chercheur de la Colombie-Britannique. Ce cours de premier cycle propose, notamment, des entrevues avec des experts dans différents domaines de la recherche en éducation (recherche quantitative, enquête par sondage, etc.), des exercices personnels, dont la réponse s'affiche automatiquement après la date limite de remise des travaux, et des points de rendez-vous pour la communication en temps réel sur Internet." Le professeur refuse d'appeler chat (bavardage) ces échanges à forte teneur pédagogique.

La technologie prend plusieurs visages

Jean-Pierre  BrunetLouise Dupuy-WalkerÀ l'UQAM, une autre histoire à succès émane des efforts de Jean-Pierre Brunet et de Louise Dupuy-Walker, professeurs en adaptation scolaire et sociale. C'est dans le but de répondre aux besoins particuliers des élèves qui présentent un handicap ou des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage qu'ils ont créé le premier site de langue française sur l'adaptation scolaire et sociale. Il s'agissait de favoriser l'arrimage de l'enseignement et de la recherche universitaire sur le sujet et le rapprochement avec les milieux scolaires. "Nous visons, à travers les professeurs, les parents et les associations, les 125 000 enfants qui ont des besoins particuliers au Québec et, ultérieurement, la population de langue française du Canada, d'Europe et d'Afrique", explique M. Brunet. Le projet, démarré par les deux professeurs au cours d'une année sabbatique, a d'abord été soutenu par Fodar pour les déplacements. Le Fonds assure maintenant le développement du projet, qui relie entre 40 et 75 chercheurs en adaptation scolaire et sociale. "Grâce aux efforts de plusieurs partenaires (des universités du Québec, le ministère de l'Éducation et des organismes québécois et canadiens), nous disposons maintenant d'une nouvelle communauté scientifique", constate M. Brunet.

Sylvie DoréParallèlement aux projets nés d'idées d'individus motivés par l'enrichissement de leur enseignement et de leur recherche, certaines autres activités relèvent des établissements ou des écoles. Ainsi, à l'ETI la multidisciplinarité est à l'honneur et les cours sont généralement à la croisée de plusieurs expertises qui en assurent la qualité à la fois pédagogique et technologique. On a, par exemple, jumelé les compétences d'une pédagogue, France Henri, de la Télé-université, avec celles de Sylvie Doré, une ingénieure de l'ETS spécialisée en génie mécanique, pour bâtir un cours d'introduction à la production multimédia.

Jusqu'à présent une soixantaine de personnes ont suivi ce cours qui apprend à concevoir et à superviser le montage d'un projet de formation multimédia (devis, conception préliminaire, maquette d'un produit multimédia...). "Notre rôle est d'aiguiser le sens critique de nos étudiants, des formateurs ou de futurs formateurs ainsi que des professionnels du monde des affaires, vis-à-vis le multimédia, explique Sylvie Doré. Il s'agit également de les préparer à assurer la mise à jour de leurs connaissances par des activités pertinentes, telles l'élaboration d'une grille d'évaluation et une veille technologique."

À l'UQAM, la même volonté d'outiller les enseignants se concrétise à travers le Centre de formation et d'innovation technopédagogique. "Le Centre s'inscrit dans une démarche institutionnelle visant à soutenir l'implantation des nouvelles technologies, explique Pierre Mackay. Certains professeurs avaient manifesté leurs besoins de formation, il y déjà trois ans." Associé au récent colloque de la CREPUQ sur les NTIC, M. Mackay y a relevé la tendance au développement d'une nouvelle relation au savoir de type cognitif. Il a aussi constaté l'invention d'une dimension pédagogique inédite. "Ce qui se passe à l'Université du Québec correspond à cette réalité en émergence", assure-t-il.

Architecture d'une volonté

On peut déjà lire cette réalité nouvelle à travers le raffinement des services qui, dans le réseau, favorisent l'utilisation des TIC. Les grands acteurs de ce chantier sont, bien sûr, les professeurs et les établissements, FODAR, qui appuie financièrement les initiatives, et quelques services de soutien tel le Bureau des technologies de support à l'enseignement qui facilitent la mise en oeuvre d'initiatives réseau émanant de professeurs et engageant au moins deux établissements.

Par ailleurs, la concertation entre les professeurs (tables rondes) joue également un rôle clé dans l'émergence et l'animation de ces projets. À ce chapitre, de nombreux sites favorisent les contacts entre les membres du corps professoral, les chercheurs et les étudiants. Des concertations permanentes sont ainsi tenues dans une dizaine de domaines, qui vont des sciences infirmières à l'administration, en passant par l'enseignement des arts et de l'éducation physique.

L'Université du Québec tient à la variété des projets reliés aux TIC, dont on voit déjà la multiplicité des intérêts et des approches. Mais la volonté institutionnelle ne masque pas la motivation des enseignants pour amener leurs étudiants à une autonomie accrue. "Le consensus est le suivant : plutôt que de proposer à nos étudiants un repas tout cuit, nous voulons leur donner la possibilité d'orienter leur propre démarche d'apprentissage", conclut Pierre Chenard. 


Fonds de développement académique du réseau (FODAR)

En vue d'accélérer l'intégration des nouvelles technologies à l'enseignement, le Fonds de développement académique du réseau (FODAR) a attribué, pour l'exercice 1998-1999, la somme de 560 000 $ aux projets soumis dans le cadre de son nouveau volet thématique intitulé Renouveau pédagogique et technologies de l'information et des communications.

Pour l'année 1999-2000, le budget total consacré à ce volet devrait augmenter proportionnellement aux engagements qui se termineront pendant cette période et sera réparti de manière à encourager de nouvelles initiatives et, dans la mesure du possible, à maintenir celles pour lesquelles un renouvellement sera justifié.

Pour en savoir plus sur le Fonds de développement académique du réseau (FODAR) :
http://www.uquebec.ca/decsr/FODAR/FODAR.99.2000.html

Les projets subventionnés par le FODAR 1998-1999, volet Renouveau pédagogique et technologies de l'information et des communications, sont les suivants (accompagnés des noms des responsables (caractères gras) et des membres des équipes) :

Réalisation et production multimédia de contenus de base en gestion
Hana Benabdallah, UQAM, Farid BenHassel, UQAR, Jean-Claude Forcuit, UQAM, Suzanne Lapointe, UQAM, Luc Robitaille, UQTR, Serge Tessier, UQAT.

Projet-pilote d'enseignement d'un cours (LIN 1480) en téléconférence vidéo dans trois constituantes: UQAM, UQAR et UQAH
Claude Germain, UQAM,
Thierry Karsenti, UQAH, Daphnée Simard, UQAR.

Développement et implantation d'un cours multimédia portant sur le système scolaire québécois
Marta Anadon, UQAC, Jean-Pierre Côté, UQTR, Jacques Daignault, UQAR, Jean-Luc Gouvéia, UQTR, Robert Ippersiel, TELUQ, Jean-Yves Lescop, TELUQ, Jean Loiselle, UQTR, Paul-André Martin, UQAT, Jocelyn Pierre, UQAH, Pierre Toussaint, UQAM.

Structure d'environnement pédagogique partagé en formation des maîtres : application au cours obligatoire sur les théories de l'apprentissage
Samuel Amégan, UQAC (retraité), Blaise Balmer, UQTR, Albert Boulet, UQAH, Jacqueline Bourdeau, UQAC, Jacques Chevrier, UQAH, Jean-Yves Lescop, TELUQ, Pauline Minier, UQAC, Luc Morin, UQAC, Hélène Poissant, UQAM, Serge Tremblay, UQAT.

Émergence d'une pédagogie de l'enseignement des arts médiatiques (vidéo, photo, ordinateur, multimédia)
Denis Bellemare, UQAC, Ginette Daigneault, UQAH, Bruno Joyal, UQAM, Diane Laurier, UQTR, Josette Trépanier, UQTR.

Éducation préscolaire et enseignement primaire : formation pratique et synergie des partenaires impliqués
Gérald Boutin, UQAM, Réjeanne Côté, UQAC, Thérèse Des Lierres, UQAH, Louise Forest, UQAR.

Développement d'un site Internet de langue française en adaptation scolaire et sociale
Monique Brodeur, UQTR, Jean-Pierre Brunet, UQAM, Alain Cadieux, UQAH, Pauline Côté, UQAR, Louise Dupuy-Walker, UQAM, Léon Harvey, UQAR, Gérard Lavoie, UQAT, Jean Loiselle, UQTR, Guy Ouellet, UQAC.

AMETIST. Accès multimédia aux études en technologie de l'information : une stratégie technopédagogique. Projet soumis par l'ETI.
Mohamed Cheriet, ETS, Lise Damphousse, TELUQ, Jocelyn Desbiens, INRS, Sylvie Doré, ETS, Djamel Fezzani, INRS, Gilles Gauthier, UQAM, France Henri, TELUQ-ETI, Céline Landry, TELUQ, Albert Lejeune, UQAM, Jean-Yves Lescop, TELUQ, Louis Martin, UQAM, Amar Mitiche, INRS, Tho Hau Nguyen, UQAM, Gilbert Paquette, TELUQ, Samuel Pierre, TELUQ, Martin Robert, TELUQ.

Enseignement/apprentissage des langues secondes par les technologies de la communication (ELATEC). Conception et production de cours pour le français et l'anglais.
Antje Bettin, UQAM, Tom Cobb, UQAM, Thierry Karsenti, UQAH, Angéline Martel, TELUQ, Bernadine Mcreesh, UQAC, Jacques Rainville, UQTR.


Page couv., vol. 30, no 5, février 1999RETOUR