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Enquête ICOPE 2001
Le projet ICOPE permet de recueillir, par le biais d’une série
d’enquêtes1, les caractéristiques des étudiants à leur
entrée à l’université. Les informations colligées touchent différentes
dimensions, notamment les caractéristiques académiques et
sociodémographiques de l’étudiant, ses conditions de vie, ses
intentions face au diplôme et à la poursuite de ses études, ses
motivations, l’intérêt qu’il porte à son programme d’études, la
connaissance qu’il en a et ses liens avec le marché du travail. Les
étudiants sont généralement invités à participer à l’enquête vers la
fin du mois de septembre. L’enquête demeure toutefois ouverte tout au
long du trimestre d’automne pour donner une chance à tous d’y
participer. Pour cette communication, les données de l’enquête de
l’automne 2001, les plus récentes disponibles pour une analyse des
taux de diplomation, ont été retenues, laissant à notre disposition un
échantillon de plus de 600 nouveaux étudiants à la maîtrise et de près
de 100 nouveaux étudiants au doctorat en provenance de six
établissements du réseau de l’université du Québec2.
Situation à la maîtrise
Les différentes sources de données ont permis de dégager le portrait
suivant des étudiants à la maîtrise. Tout d’abord, selon les données
institutionnelles de l’automne 2005, près de la moitié des étudiants
de maîtrise sont des femmes, 43% d’entre eux cheminent à temps partiel
et 14% des inscrits sont passés par un autre programme de deuxième
cycle dans leur établissement avant de s’inscrire à leur programme de
maîtrise actuel (programme court de 2e cycle, certificat,
DESS ou autre programme de maîtrise). Notons que le pourcentage réel
est probablement supérieur à 14% puisque les données ne permettent pas
de savoir si un tel programme a été suivi dans un autre établissement.
De plus, l’âge moyen des étudiants à la maîtrise est de 33 ans,
suggérant ainsi que plusieurs d’entre eux ont connu une pause d’études
avant d’entreprendre leurs études de maîtrise.
L’analyse des cheminements étudiants (étude de la cohorte des nouveaux
de l’automne 1999 suivie jusqu’à l’automne 2005) indique que 64% des
étudiants de maîtrise ont obtenu un diplôme de maîtrise six ans après
leur entrée dans le programme (diplôme de leur programme initial ou
d’un autre programme de maîtrise), 8% sont toujours en cours de
cheminement après six ans (étudiants actifs) et 27% ont quitté leur
établissement d’enseignement sans obtenir de diplôme (abandon). Si on
tient compte du domaine d’études, les étudiants de maîtrise en
sciences de la santé sont ceux qui affichent le taux de diplomation le
plus élevé (81%). Viennent ensuite les sciences pures (77%), les arts
(75%) et les sciences de l’administration (72%). Pour les autres
domaines d’études (lettres, sciences humaines, sciences appliquées,
droit et sciences de l’éducation), les taux de diplomation sont plus
faibles et varient de 42% à 58% selon le domaine. Les sciences de
l’éducation et le droit sont les domaines avec les taux les plus
faibles, avec respectivement 42% et 44% de diplômés seulement après
six ans. Ces deux domaines affichent également les taux d’abandon les
plus grands avec plus de 40% de leurs étudiants qui quittent sans
obtenir de diplôme3. (voir
tableau)
Pour compléter le portrait à la maîtrise, les données ICOPE se
rapportant au programme d’études choisi nous apprennent que 90% des
nouveaux étudiants de maîtrise considèrent leur choix de programme
comme étant définitif, 85% considèrent leur choix d’établissement
définitif et 95% portent un grand intérêt à leur programme d’études.
Rappelons que ces données ont été recueillies au cours du premier
trimestre d’inscription dans le programme d’études. Malgré cet intérêt
prononcé pour leur programme, ils en ont toutefois une connaissance
limitée. En combinant les trois questions ICOPE sur la connaissance du
programme (connaissance de l’objet des cours qui composent le
programme, connaissance du cheminement dans le programme et
connaissance des débouchés sur le marché du travail), on constate que
plus de la moitié des nouveaux étudiants (53%) ont une connaissance
faible ou moyenne de leur programme d’études. En ce qui concerne la
préparation et la poursuite des études, les données nous enseignent
que 95% des nouveaux étudiants jugent leur préparation à entreprendre
leurs études de maîtrise comme étant bonne, très bonne ou excellente;
49% indiquent avoir fait une pause d’études de plus d’un an avant de
s’inscrire à la maîtrise (ce qui est conséquent avec l’âge moyen des
étudiants), 94% souhaitent obtenir le diplôme du programme dans lequel
ils se sont engagés et 84% prévoit cheminer sans interruption (mis à
part les trimestres d’été). Quand on leur demande ce qu’ils valorisent
le plus entre les études et le travail, seulement 63% des nouveaux à
la maîtrise nous disent valoriser davantage les études. Cette
proportion reflète bien ce qu’on observe au niveau de la conciliation
études-travail : 70% des nouveaux étudiants de maîtrise travaillent
lors de leur premier trimestre d’études et ils le font à raison de 30
heures par semaine en moyenne. De plus, 80% ont l’intention de
travailler durant leurs études de maîtrise, qu’ils soient ou non en
emploi au cours de leur premier trimestre d’études. Malgré ce haut
taux de participation au marché du travail, près du tiers des nouveaux
étudiants de maîtrise (29%) évaluent leur situation financière comme
étant précaire. Notons finalement que 30% des nouveaux étudiants de
maîtrise ont des enfants et parmi ceux-ci, 13% disent être seuls à en
assumer la responsabilité en termes de temps et 22%, seuls à en
assumer la responsabilité financière.
Situation au doctorat
Le portrait des étudiants inscrits dans un programme de doctorat, du
point de vue des données institutionnelles et des analyses de
cheminement, présente des différences appréciables par rapport à celui
des étudiants de maîtrise. Selon les données de 2005, un peu plus de
la moitié des étudiants inscrits au doctorat sont des femmes, la très
grande majorité y chemine à temps complet (seulement 7% des étudiants
sont à temps partiel) et l’âge moyen des inscrits se situe à 34 ans.
Le suivi des étudiants après leur entrée dans le programme (étude de
la cohorte des nouveaux de l’automne 1997 suivie jusqu’à l’automne
2005) nous indique que seulement 37% des étudiants ont obtenu un
diplôme de doctorat huit plus tard, 10% ont obtenu le diplôme d’un
autre genre de programme (programme de 2e cycle
principalement), 21% sont toujours actifs dans leur programme initial
ou dans un autre programme après huit ans et 32% ont abandonné leurs
études. Les taux de diplomation selon le domaine d’études s’avèrent
très nuancés. Les sciences appliquées affichent le taux de diplomation
le plus grand4, avec plus de 73% des étudiants qui
obtiennent un diplôme de doctorat après huit ans. Suivent ensuite les
sciences pures et les arts avec des taux de diplomation respectifs de
67% et 46%. Les taux des autres domaines d’études oscillent entre 12%
et 24%. Si le domaine des lettres est celui qui affiche le taux de
diplomation le plus faible, le domaine des sciences de
l’administration est celui qui montre le taux d’abandon le plus élevé,
avec près de 62% des étudiants qui ont quitté leur établissement sans
diplôme après huit ans. (voir
tableau)
Le profil des nouveaux étudiants au doctorat selon ICOPE se veut très
similaire à celui des nouveaux étudiants à la maîtrise. Les
caractéristiques où on observe des distinctions plus marquées5
sont les suivantes. Tout d’abord, l’étudiant nouvellement inscrit au
doctorat semble avoir une meilleure connaissance de son programme
d’études que celui qui est à la maîtrise. La proportion d’étudiants de
doctorat ayant une connaissance faible ou moyenne de son programme
demeure toutefois très élevée (45%). De plus, les nouveaux étudiants
se disent bien préparés à entreprendre leurs études de doctorat dans
une proportion de 92% et ils ont connu une pause d’études de plus d’un
an dans une proportion de 46% (légèrement plus faible qu’à la maîtrise
dans les deux cas). Là où les étudiants de doctorat se distinguent
sensiblement de leurs collègues de maîtrise, c’est au niveau de la
conciliation études-travail-famille. 80% des nouveaux étudiants au
doctorat disent valoriser davantage les études que le travail, alors
que cette proportion n’est que de 63% à la maîtrise. Si la proportion
des nouveaux étudiants de doctorat qui travaillent en même temps que
leurs études est similaire à celle des nouveaux à la maîtrise (70%),
le nombre d’heures travaillées en moyenne par semaine est beaucoup
moins important au doctorat (19 heures, comparativement à 30 heures à
la maîtrise) et ils sont proportionnellement plus nombreux à évaluer
leur situation financière comme étant précaire (39%). De plus, 19%
seulement des nouveaux étudiants de doctorat disent avoir des enfants
sous leur responsabilité, alors que cette proportion est de 30% à la
maîtrise.
Facteurs de réussite à la maîtrise
En fusionnant les données ICOPE
2001 des nouveaux étudiants à la maîtrise à leurs données de
cheminement, il devient possible de mettre en relation les
caractéristiques des étudiants à leur entrée dans le programme avec
leur destin scolaire (taux de diplomation quatre ans plus tard, soit à
l’automne 2005). Nous avons suivi ainsi le cheminement de 651
étudiants à la maîtrise dont le taux moyen de diplomation est de 59%.
L’analyse qui suit porte sur la relation entre le taux de diplomation
et les caractéristiques des étudiants. Nous ne pouvons présenter dans
un court article les relations avec toutes les caractéristiques
contenues dans ICOPE. Nous vous présentons donc celles qui, en
première analyse, nous apparaissent comme étant les plus révélatrices
des caractéristiques associées à la réussite, puis nous dégagerons
celles qui se sont avérées significatives sur la base d’analyses de
variance.
Caractéristiques sociodémographiques
Les femmes présentent un taux de
diplomation un peu plus élevé (62%) que les hommes (55%). Les
différences entre les groupes d’âge sont beaucoup plus importantes que
celles selon le sexe, principalement la démarcation entre les 23 ans
et moins (75%) et les autres groupes d’âges (entre 48% et 58%), le
taux de diplomation diminuant avec l'âge. La relation selon le plus
haut niveau de scolarité atteint par le père et par la mère de
l’étudiant présente de faibles variations à partir du niveau
secondaire. La démarcation la plus importante se situe entre les
parents qui ont atteint le niveau primaire (50%) et les autres (60% et
plus). Pour déterminer l’origine géographique des étudiants; nous leur
demandions où ils ont passé la plus grande partie de leur jeunesse,
avant l’âge de 20 ans. Nous avons dû regrouper certaines régions où il
y avait trop peu d’étudiants pour procéder à une analyse. Ainsi, ce
sont les étudiants Hors-Québec et ceux des régions regroupées
Chaudière-Appalaches et de la Capitale nationale qui présentent les
taux les plus élevés (70%). Suivent les étudiants des régions autour
de Montréal (60%), puis ceux du Saguenay/Lac St-Jean (56%) et de la
Mauricie (53%), et finalement, les régions de l’Est-du Québec (49%)
puis, les régions du Nord et de l’Ouest (40%). Mis à part le
Saguenay/Lac St-Jean, on observe une démarcation importante entre les
étudiants provenant des régions éloignées et ceux provenant des
régions centrales. (voir
graphique)
L’état de la préparation
Il y a peu de variation dans le taux de
diplomation des étudiants selon qu’ils détenaient un diplôme de
baccalauréat (59%) ou un diplôme de 2e cycle (55%) avant
leur entrée à la maîtrise. Par contre, nous observons que les
étudiants dont le diplôme le plus élevé était un certificat, diplôment
de façon beaucoup plus importante que les autres étudiants (76%).
Cependant, cette observation est à considérer avec beaucoup de
prudence étant donné qu’il n’y a que 25 étudiants dans cette
situation. D’autre part, plus le temps écoulé entre la dernière
fréquentation scolaire et l’entrée à la maîtrise augmente, plus le
taux de diplomation diminue. Les étudiants qui n’ont jamais interrompu
des études en cours dans leur histoire scolaire, diplôment davantage
(62%) que ceux qui ont connu des interruptions (54%). Nous demandions
aux étudiants une évaluation générale de leur préparation à
entreprendre leurs études de maîtrise. Plus les étudiants se disent
bien préparés, plus les taux de diplomation sont importants allant de
50% pour ceux qui évaluent leur préparation comme étant faible à 66%
pour ceux qui l’évaluent comme étant excellente. (voir
graphique)
Les intentions des étudiants
Les étudiants qui désirent le diplôme du
programme dans lequel ils sont engagés se démarquent nettement avec un
taux de diplomation beaucoup plus élevé (62% vs 26%). Les étudiants
certains de leur choix d’établissement diplôment de façon nettement
plus importante (62% vs 45%). Il en va de même pour ceux qui prévoient
poursuivre leur programme sans interruption comparativement à ceux qui
prévoient des interruptions (64% vs 29%). Les étudiants qui prévoient
suivre leurs cours le jour ou la fin de semaine diplôment davantage
(autour de 70%); par ailleurs, ceux qui prévoient suivre leur cours
uniquement le soir diplôment dans une très faible proportion (43%)
comparativement aux autres. (voir
graphique)
L’intérêt pour le programme d’études
La proportion de diplômés augmente avec le
degré d’intérêt manifesté envers le programme d’études choisi. Aussi,
les étudiants qui ne manifestent aucun intérêt pour un autre programme
diplôment davantage. Ces deux observations indiquent que la proportion
de diplômés augmente avec le degré d’engagement envers le programme.
Le taux de diplomation ne diffère pas beaucoup selon le milieu où
l’intérêt pour le programme a pris naissance; on remarque tout de même
que lorsque cet intérêt a pris naissance dans le milieu du travail, le
taux de diplomation est un peu moins élevé. Il faudrait croiser cette
variable avec les motivations; ces étudiants sont-ils inscrits pour
répondre aux exigences du patron ou de l’emploi? Peut-être aussi que
ces étudiants sont en emploi et n’étudient pas à plein temps et que
sur une durée d’observation plus longue, la différence entre les
étudiants dont l’intérêt pour le programme a pris naissance dans le
milieu du travail et les autres étudiants s’atténuera.(voir
graphique)
Connaissance du programme
La proportion de diplômés augmente avec le
niveau de connaissance du programme, que ce soit le cheminement à
suivre (de 52% à 63%), l’objet des cours (de 41% à 64%), ainsi que les
débouchés sur le marché du travail (de 54% à 62%). Dans les trois cas,
la relation est linéaire, mais elle est plus marquée selon la
connaissance de l’objet des cours.
(voir
graphique)
Les motivations
Le questionnaire ICOPE demandait aux
étudiants de se positionner sur 18 motivations touchant le milieu de
vie étudiant, l’activité intellectuelle, la profession, les conditions
de vie. Les motivations qui présentent une relation importante avec la
diplomation, pour lesquelles le taux augmente avec l’importance
accordée à la motivation sont : vouloir améliorer ses conditions de
travail, vouloir améliorer ses conditions de vie, s’inscrire à un
programme de maîtrise pour accéder à une profession, et obtenir un
diplôme dans une discipline particulière. Cette dernière observation
confirme en quelque sorte ce que nous avons observé plus tôt avec les
variables d’intentions, soit que plus l’étudiant est engagé dans son
projet d’études, plus il augmente ses chances de réussite. (voir
graphique)
Conditions de vie
Les étudiants qui ont des enfants
diplôment dans une moins forte proportion (54%) que ceux qui n’en
n’ont pas (61%). Parmi ceux qui ont des enfants, les étudiants qui en
ont deux diplôment davantage (60%) que ceux qui n’en n’ont qu’un
(53%); mais la démarcation la plus importante se situe à partir de
trois enfants ou plus (46%). Être seul pour s’occuper des enfants,
tant financièrement qu’en termes de temps consacré aux enfants, ne
semble pas un frein à la diplomation. En effet, ceux qui sont seuls
semblent mieux s’en sortir (64% vs 53%); par contre, il y a très peu
d’individus dans cette situation. Aussi, il faudra creuser cette
relation; quelle est la situation financière des parents qui assument
seuls la responsabilité des enfants, quel est leur mode d’habitation,
combien ont-ils d’enfants à leur charge, etc.? Le taux de diplomation
varie selon le mode d’habitation. Les étudiants qui habitent avec des
parents, des amis ou des colocataires ou avec un conjoint, obtiennent
de meilleurs taux de diplomation (63%) que les étudiants qui habitent
seuls ou avec des enfants que ce soit avec ou sans conjoint (53%). On
demande aux étudiants de qualifier leur situation financière pour la
présente année scolaire: ceux qui se considèrent dans une situation
aisée diplôment moins que leurs collègues. Par ailleurs, ceux qui se
déplacent en automobile diplôment moins (54%) comparativement aux
étudiants qui se déplacent à pied, à vélo ou utilisent le transport en
commun (entre 62% et 70%). Et les étudiants qui disposent d’une seule
source de revenus diplôment moins que leurs collègues. Il faudra
vérifier la corrélation entre ces trois dernières variables; il est
probable que les étudiants disposant d'une situation financière aisée
soient plus nombreux à posséder une automobile et à disposer d’une
seule source de revenus. (voir
graphique)
Liens avec le marché du travail
Les étudiants qui occupaient un emploi
rémunéré au moment de l’enquête et qui y consacraient plus de 20
heures par semaine ont diplômé dans des proportions moindres que ceux
qui n’occupaient pas d'emploi (55% vs 67%). Par contre, ceux qui
travaillaient moins de 20 heures au moment de l'enquête, ont diplômé
de façon aussi importante que ceux qui n’occupaient pas d’emploi. Les
étudiants qui manifestaient l’intention de travailler durant leurs
études ont diplômé de façon moins importante (56% vs 74%). Ceux qui
ont occupé un emploi à plein temps au cours des cinq années précédant
leur entrée à la maîtrise ont un taux de diplomation beaucoup plus
faible que ceux qui n’ont pas occupé un tel emploi (55% vs 68%). La
relation est moins importante selon le nombre d’années consacrées à
cet emploi, mais on voit quand même que plus cet emploi a été de
longue durée, moins le taux de diplomation est élevé. Ceux qui se
consacraient uniquement aux études l’année précédant leur inscription
à la maîtrise présentent une plus forte proportion de diplômés (67% vs
59%). (voir
graphique)
Les caractéristiques significatives
Nous avons procédé par analyse de variance
pour identifier parmi toutes ces caractéristiques lesquelles ont une
influence significative sur le taux de diplomation. Nous avons procédé
par dimension, c’est-à-dire par bloc de caractéristiques telles
qu’elles vous ont été présentées ci-haut. Celles qui sont ressorties à
l’intérieur de chaque dimension sont :
-
Sexe
-
Âge
-
Secteur disciplinaire
-
Diplôme le plus élevé détenu
-
Dernière fréquentation scolaire
-
Intention face au diplôme
-
Choix de l’établissement
-
Cheminement prévu
-
Moment pour suivre ses cours
-
Degré d’intérêt pour le programme
-
Connaissance des cours du programme
-
Se perfectionner dans son domaine
d’emploi
-
Améliorer ses conditions de vie
-
En attendant de faire autre chose
-
Mode de transport
-
Nombre de sources de revenus
-
Recevoir un soutien financier de la
famille
-
En emploi à plein temps les derniers 5
ans
Puis, nous avons refait un modèle en
intégrant ces 18 caractéristiques et celles qui sont ressorties comme
étant les plus significatives sont: le secteur disciplinaire, les
intentions face au diplôme, l’intention face au choix de
l’établissement, le degré d’intérêt envers le programme d’études,
vouloir améliorer ses conditions de vie, et s’inscrire en attendant de
faire autre chose. Ce modèle explique 27% de la variance. Ces
résultats sont préliminaires; des tests de corrélation devront être
effectués entre diverses caractéristiques. Nous allons probablement
procéder aussi par analyse de régression pour tenter de déterminer le
poids des variables significatives dans l’explication du taux de
diplomation. Et puis, nous disposons depuis peu des données
définitives de l’automne 2006; nous referons alors cette analyse avec
une année de plus de cheminement. Il se dégagera peut-être d’autres
variables affectées par la durée du cheminement.
Naturellement, nous ne pouvons placer dans nos modèles que les
caractéristiques des enquêtes ICOPE qui ne prétendent pas couvrir
toutes les dimensions relatives à la réussite. Malgré tout, ces
enquêtes permettent de répondre à bien des questions et apportent un
éclairage important sur les facteurs qui affectent la réussite des
étudiants.
1
Des collectes de données ont été
effectuées en 1993-1994, 1996-1997, 2001 et 2006. Les données de la
dernière enquête,
en cours de validation,
n’étaient pas disponibles pour la présente communication.
2
Les sept établissements concernés sont :
l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à
Trois-Rivières,
l’Université du Québec à
Chicoutimi, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université du Québec
en Outaouais et l’Université
du Québec en Abitibi-Témiscamingue.
3
Ces étudiants sont absents depuis plus de
six trimestres consécutifs et ne se sont pas ré-inscrits dans un autre
domaine
d’études (départ de
l’établissement).
4
Il est à noter que l’Université du Québec,
qui n’a pas de Faculté de médecine, offre peu de programmes de
doctorat en
sciences de la santé et que,
pour la cohorte de l’automne 1997, aucune nouvelle inscription n’a été
enregistrée dans ces
programmes.
5
Aucun test statistique n’a toutefois été
effectué pour vérifier si ces différences s’avèrent significatives. |