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Les femmes et les études
postsecondaires
Au Canada, le niveau de scolarisation
des femmes a augmenté rapidement au cours des dernières décennies.
En 1971, seulement 3 % des Canadiennes détenaient un diplôme
universitaire[1].
En revanche, en 2001, 15 % des femmes
possédaient un diplôme universitaire, et aujourd’hui, les femmes
sont plus nombreuses que les hommes dans la plupart des secteurs de
l’enseignement postsecondaire (voir figure 1).
Figure 1-

Cependant, elles demeurent largement
sous-représentées dans certains champs d’études, tout
particulièrement dans les mathématiques, les sciences physiques, le
génie et les sciences appliquées. La situation est la même à tous
les niveaux de l’enseignement postsecondaire, c’est-à-dire au
collégial et aux trois cycles universitaires (voir figure 2).
Figure 2-

En
contrepartie, les femmes sont surreprésentées dans d’autres champs
d’études, notamment l’éducation et les sciences de la santé (voir
figure 3).
Figure 3-

Les femmes sur le marché du travail
La faible présence des femmes dans les champs d’études scientifiques
se traduit par une sous-représentation analogue dans les professions
liées aux sciences et au génie. Au cours des 30 dernières années,
les Canadiennes ont gonflé les rangs de la population active dans
une proportion toujours croissante, si bien qu’en 2006, les femmes
représentaient 47 % de l’ensemble de la main-d’œuvre canadienne.
Pendant cette période, la présence des femmes a régulièrement
augmenté dans le milieu de la santé, du travail social et de
l’éducation, mais la proportion relative de femmes dans les services
professionnels, scientifiques et techniques a décliné (en
comparaison avec la proportion globale de femmes sur le marché du
travail; voir figure 4).
Figure 4-

La sous-représentation des femmes dans les sciences et le génie
contribue à l’écart salarial entre les sexes. Au cours des dernières
années, les salaires réels ont baissé dans les disciplines à
prédominance féminine, comme les soins de santé et l’éducation,
tandis qu’ils ont augmenté dans les disciplines à prédominance
masculine, comme le génie, les mathématiques, l’informatique et les
sciences physiques. Par exemple, c’est dans l’enseignement au niveau
primaire ou à la maternelle que l’on retrouve le plus de jeunes
femmes titulaires d’un diplôme universitaire[2] . Or, entre 1995
et 2000, le revenu moyen des femmes occupant cette profession a
augmenté de moins de 1 %. En revanche, le revenu des jeunes hommes
travaillant dans le domaine de l’informatique et des systèmes
d’information (domaine dans lequel se concentrent les jeunes hommes
titulaires d’un diplôme universitaire) a augmenté de 15 % (voir
tableau 1).

Bien que les jeunes femmes soient aujourd’hui beaucoup plus
susceptibles de mener des études postsecondaires que les jeunes
hommes, l’écart salarial entre les sexes a peu diminué. En 1991,
alors que 21 % des jeunes femmes et 16 % des jeunes hommes de 25 à
29 ans possédaient un diplôme universitaire, les jeunes femmes
gagnaient un salaire de 20 % inférieur à celui des jeunes hommes.
En 2001, alors que 34 % des jeunes femmes détenaient un diplôme
universitaire contre 21 % chez les jeunes hommes, elles continuaient
d’afficher un revenu de 18 % inférieur à celui de ces derniers.
Étant donné que les jeunes Canadiennes sont de toute évidence
pleinement conscientes de la valeur de l’enseignement supérieur,
quels sont les facteurs qui les empêchent de faire des études en
science et en génie?
Quels sont les facteurs qui détournent les femmes des carrières
scientifiques?
Diverses études s’intéressant aux sexospécificités en matière
d’aptitudes scientifiques laissent entendre que les garçons et les
filles sont au même niveau. Par exemple, les analyses secondaires
des conclusions de centaines d’études examinant les aptitudes
intellectuelles des garçons et des filles révèlent que, dans
l’ensemble, les garçons et les filles ont des aptitudes similaires
en résolution de problèmes complexes, un critère jugé extrêmement
important en science et en génie. En fait, aucun écart entre les
sexes n’a été révélé en matière de capacités cognitives chez les
garçons et les filles des niveaux primaire et intermédiaire[3]. Ces
conclusions portent à croire que ce sont des facteurs culturels et
environnementaux, et non biologiques, qui influent sur les choix de
carrière et les intérêts des jeunes filles.
Attitudes des parents, croyances et perceptions
Les parents peuvent, sans le vouloir, influer sur l’intérêt ou le
manque d’intérêt des jeunes filles pour les sciences en répondant
différemment aux questions de leurs fils et de leurs filles. Bien
que les garçons et les filles sont pareillement susceptibles de
poser des questions relatives à des enjeux scientifiques, les
parents peuvent avoir plus tendance à expliquer les concepts
scientifiques à leurs fils qu’à leurs filles, ce qui s’avère tant
chez la mère que chez le père[4]. Des études ont démontré que le
sexe de l’enfant a une incidence sur le « langage d’enseignement »
qu’utilisent les parents lorsqu’ils abordent des connaissances liées
aux sciences. Pendant les activités de nature scientifique, les
pères tendent à recourir à un langage plus exigeant sur le plan
cognitif (p. ex., explication des causes de divers phénomènes,
questions conceptuelles, utilisation d’un vocabulaire scientifique)
avec leurs fils qu’avec leurs filles[5].
Il a été démontré que l’utilisation par les parents d’un langage
d’enseignement accroît chez les enfants le potentiel de
compréhension conceptuelle des notions scientifiques. Tenenbaum et
Leaper avancent que si les parents utilisent un langage moins
exigeant sur le plan cognitif auprès de leurs filles, ces dernières
risquent de disposer de moins d’occasions d’exercer leurs aptitudes
à la résolution de problèmes[6]. En conséquence, les filles sont
moins susceptibles de développer un intérêt pour les sciences ou
d’acquérir de l’assurance dans ce domaine.
Les parents – principalement la mère – encouragent davantage les
garçons que les filles à participer à des activités scientifiques
parascolaires, comme jouer avec un ensemble de chimie ou un
microscope. Il est plus fréquent que du matériel scientifique
(livres, jeux, jouets, p. ex.) soit acheté aux garçons qu’aux
filles[7].
Les parents qui ont des filles sont plus enclins à croire que les
enfants ne s’intéressent pas aux sciences ou qu’il s’agit d’une
discipline trop difficile pour eux que les parents qui ont des
fils[8] ,[9].
Des études ont démontré que la perception, les croyances et les
attitudes des parents agissent sur le développement et les intérêts
de leurs enfants, et que ce lien est particulièrement fort du côté
maternel. Les recherches de Tenenbaum et Leaper ont révélé que plus
la mère a du mal à croire que son enfant pourrait se destiner à une
carrière scientifique, moins l’efficacité et l’intérêt de l’enfant
sont élevés. En conséquence, plus la mère se montre intéressée et
croit que son enfant pourrait se destiner à une carrière
scientifique, plus l’efficacité et l’intérêt de l’enfant sont
élevés[10].
Perception, intérêt et expérience des jeunes filles au chapitre des
sciences
Parvenus à l’adolescence, les jeunes filles et les jeunes garçons
ont une expérience différente des activités scientifiques. Les
jeunes garçons témoignent d’expériences comme construire des
catapultes, changer la batterie de la voiture, jouer avec des jouets
électriques ou manipuler un microscope. Les jeunes filles, elles,
témoignent plutôt d’expériences comme faire du pain ou des
pâtisseries, observer un oiseau faire son nid, observer les étoiles
ou planter des graines. Lorsqu’ils sont interrogés sur leurs
intérêts, les jeunes garçons expriment une attirance pour les
avions, les voitures, les bombes atomiques, les centrales nucléaires
ou l’électricité. De leur côté, les jeunes filles préfèrent acquérir
des connaissances sur les arcs-en-ciel, l’alimentation saine, le
langage des animaux ou le sida[11].
Plus de filles que de garçons estiment que les sciences sont une
discipline difficile[12], ce qui pourrait découler du fait que
pendant les années d’école intermédiaire, les filles commencent à
perdre confiance dans leurs capacités à assimiler des concepts
scientifiques[13]. D’après de récentes études s’intéressant à la
perception qu’ont les garçons et les filles de la physique, les
filles manifestent une perception moins favorable de leurs capacités
que les garçons, même si leurs résultats scolaires ne sont pas
substantiellement différents dans cette matière. Les filles
perçoivent la physique comme une discipline typiquement réservée aux
hommes, et celles qui marquent une préférence pour la physique sont
perçues comme étant plus masculines que féminines. Tant les filles
que les garçons entretiennent des stéréotypes négatifs à l’endroit
des filles qui aiment les sciences ou qui ont de bons résultats dans
cette matière (peu attirantes, p. ex.). Les filles croient que les
garçons n’aiment pas les filles qui excellent en physique, et celles
qui obtiennent de très bons résultats dans cette matière se
considèrent comme particulièrement peu populaires auprès des
garçons[14] .
Des expériences précoces dans le domaine des sciences
pourraient-elles favoriser la culture scientifique des jeunes filles
et influer sur leur choix de carrière?
L’attitude qu’adoptent les parents selon le sexe de l’enfant, de
même que les expériences et la perception des sciences qu’ont les
enfants semblent contribuer à améliorer les compétences
scientifiques des garçons plutôt que celles des filles, une
situation qui se répercute sur les écarts de rendement entre les
garçons et les filles. Par exemple, bien qu’il arrive souvent que
les filles surpassent les garçons dans les cours de science, les
garçons tendent à afficher un meilleur rendement que les filles dans
l’évaluation scientifique du Programme pancanadien d’évaluation.
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Qu’est-ce que le Programme pancanadien d’évaluation?
Le Programme pancanadien
d’évaluation évalue le rendement en science, en
mathématiques, en lecture et en rédaction des jeunes de
13 à 16 ans dans tout le pays. Le présent rapport
s’appuie sur l’évaluation Science III menée en 2004.
Le Programme pancanadien
d’évaluation est géré par le
Conseil des ministres de l’Éducation (Canada).
Il vise à évaluer la
prestation des programmes afin d’aider les gouvernements
et les personnes chargées de l’élaboration des
politiques à prendre des décisions éclairées concernant
les programmes de science et les ressources attribuées
aux écoles. |
Le test scientifique du Programme pancanadien d’évaluation est conçu
pour évaluer la culture scientifique, soit ce mélange en constante
évolution d’habiletés, de compétences et de connaissances relatives
aux sciences dont l’étudiant a besoin pour acquérir les aptitudes à
la recherche, à la résolution de problèmes et à la prise de décision
qui lui sont nécessaires pour apprendre tout au long de sa vie et
alimenter sa curiosité à l’égard du monde qui l’entoure[15] . La
culture scientifique ne se rapporte pas aux connaissances et aux
compétences des scientifiques expérimentés, mais plutôt à la
capacité de comprendre les sciences telles qu’elles se présentent
dans les situations du quotidien. Par exemple, nous n’avons pas
besoin de savoir comment modifier génétiquement les produits
alimentaires, mais nous avons besoin de comprendre les conséquences
pour la santé de la consommation de ces aliments de manière à être
en mesure de déterminer si nous voulons nous en procurer et d’avoir
des échanges intelligents avec nos amis et collègues sur la
question.
Un des facteurs expliquant la disparité, chez les filles, entre les
résultats scolaires en science et ceux du test scientifique du
Programme pancanadien d’évaluation pourrait être le suivant : les
activités scientifiques auxquelles participent les filles et le fait
que celles-ci soient moins initiées au langage scientifique,
exigeant sur le plan cognitif, nuit à l’acquisition d’une « pensée
scientifique » et d’une confiance dans leurs aptitudes aux
sciences[16], [17]. Au bout du compte, cela risque de les dissuader
d’entreprendre des études ou une carrière dans le milieu des
sciences et du génie.
Le Conseil canadien sur l’apprentissage a publié récemment un
rapport intitulé Who Likes Science and Why? Individual, Family, and
Teacher Effects[18] qui étudie la relation entre la réussite des
étudiants dans le domaine des sciences, telle qu’elle est évaluée
par le Programme pancanadien d’évaluation, et l’attitude de ceux-ci
à l’égard des sciences. Par exemple, trouvent-ils les sciences
intéressantes et utiles à la société? Planifient-ils entreprendre
une carrière ou des études en science?
Le sexe s’est révélé être un facteur déterminant dans la
planification d’une carrière dans le domaine des sciences. Bien que
les filles aient tendance à avoir une attitude plus positive que les
garçons par rapport aux sciences, plus de garçons que de filles
prévoient toucher aux sciences dans leurs études ou leurs carrières.
Leçons en apprentissage
Si l’écart entre les sexes dans les sciences est dû à des facteurs
culturels et environnementaux, et non à des prédispositions
biologiques, il est donc possible de prévenir le désintéressement
des jeunes filles et de stimuler leur intérêt naturel. Les parents
peuvent prendre certaines mesures pour favoriser l’intérêt de leurs
filles pour les sciences. En outre, plusieurs programmes ont été
conçus pour encourager les filles à entreprendre des études et des
carrières en science et en génie.
Suggestions pour les parents
Susciter l’intérêt des filles pour les sciences
L’encouragement des parents favorise la participation des enfants
aux activités scientifiques[19] . L’encouragement peut prendre
diverses formes. Voici quelques exemples.
-
Les parents peuvent stimuler l’intérêt de leurs filles pour les
sciences en posant des questions sur leur cours de science ou sur
les connaissances scientifiques acquises au service de garde. Ils
peuvent y parvenir en discutant avec l’enfant des connaissances
acquises et en manifestant leur approbation à l’égard de l’intérêt
manifesté par l’enfant.
-
Si l’enfant semble vouloir en savoir davantage sur un sujet en
particulier, les parents peuvent manifester leur appui en planifiant
une sortie à la bibliothèque ou en faisant des recherches sur
Internet pour obtenir plus d’information.
-
Les parents dont la fille fréquente l’école secondaire peuvent
inciter celle-ci à s’inscrire à des cours de science. Si l’enfant
hésite ou semble manquer d’assurance au chapitre de la culture
scientifique, les parents peuvent proposer de faire appel à un
tuteur.
-
Les parents peuvent donner à leurs filles l’occasion de rencontrer
des femmes scientifiques et d’ainsi découvrir leur parcours
professionnel.
Participation à des activités scientifiques
Les activités auxquelles participe un parent (surtout les activités
réunissant la mère et l’enfant) ont une incidence positive sur la
participation des enfants à des activités scientifiques[20]. Les
activités qui réunissent les parents et leurs filles permettent
d’exposer ces dernières à un langage exigeant sur le plan cognitif,
ce qui favorise le développement de la pensée scientifique. Voici
quelques suggestions.
-
Les parents peuvent permettre à leurs filles de vivre des
expériences de nature scientifique en proposant la visite d’un musée
scientifique.
-
Les parents peuvent se servir du potentiel d’attraction qu’exerce
la télévision sur les jeunes en regardant des programmes
scientifiques avec leurs enfants.
-
Les parents peuvent aussi profiter des visites offertes par des
usines de fabrication ou des centres consacrés au génie pour
familiariser leurs enfants à l’application des sciences dans un tel
contexte.
Jeux, jouets et livres liés aux sciences
Il existe une corrélation favorable entre la participation des
enfants à des activités scientifiques et l’accès, à la maison, à du
matériel scientifique[21] .
-
Les parents peuvent offrir à leurs filles – et à leurs fils – des
ensembles de chimie et des microscopes.
-
Les parents peuvent profiter de l’intérêt de leurs filles pour la
lecture en les invitant à lire des livres traitant de questions
scientifiques. Des études démontrent que bien que les parents
poussent leurs filles à lire, ils ne les encouragent habituellement
pas à lire des livres scientifiques[22] .
-
Internet contient des centaines de sites où les enfants et les
parents peuvent approfondir leurs connaissances sur diverses
facettes des sciences ou jouer à des jeux liés aux sciences (voir
ci-dessous).
Programmes scientifiques pour les filles
La science en ligne pour les enfants
[1] Lindsay, C., et M. Almey. « Éducation », Femmes au Canada :
rapport statistique fondé sur le sexe,
(5e édition), Statistique
Canada, 2006. No de catalogue : 0010589-503-XIE
[2] Statistique Canada. Les gains des Canadiens : gagner sa vie dans
la nouvelle économie
(Recensement 2001), 2003. No de catalogue
96F0030XIE2001013
[3] Hyde, S.J., et M.C. Linn. « Gender similarities in mathematics
and science », Science, vol. 314,
2006, p. 599-600.
[4] Crowley, K., M.A. Callanan, H.R. Tenenbaum et E. Allen.
« Parents explain more often to boys than
to girls during shared
scientific thinking », Psychological Science, vol. 12, 2006,
p. 258-261.
[5] Tenenbaum, H.R., et C. Leaper. « Parent-child conversations
about science: The socialization of
gender inequities? »,
Developmental Psychology, vol. 39, 2003, p. 34-47.
[6] Tenenbaum, H.R., et C. Leaper. 2003.
[7] Simpkins, S.D., P.E. Davis-Kean et J.S. Eccles. « Parents’
socializing behaviour and children’s
participation in math, science,
and computer out-of-school activities », Applied Developmental
Science, vol. 9, 2005, p. 14-30.
[8] Ford, D.J., N.W. Brickhouse, P. Lottero-Perdue et J. Kittleson.
« Elementary girls’ science reading
at home and school », Science
Education, vol. 90, 2006, p. 270-288.
[9] Tenenbaum, H.R., et C. Leaper. 2003.
[10] Tenenbaum, H.R., et C. Leaper. 2003.
[11] Jones, M.G., A. Howe et M.J. Rua. « Gender differences in
students’ experiences, interests, and
attitudes toward science and
scientists », Science Education, vol. 84, 2000, p. 180-192.
[12] Adamuti-Trache, M. Who likes science and why? Individual,
family, and teacher effects, Conseil
canadien sur l’apprentissage,
2006.
[13] Dreves, C., et J. Jovanovic. « Male dominance in the classroom:
Does it explain the gender
difference in young adolescents’ science
ability perceptions? », Applied Developmental Science,
vol. 2, 1998,
p. 90-98.
[14] Kessels, U. « Fitting into the stereotype: How
gender-stereotyped perceptions of prototypic peers
relate to liking
for school subjects », European Journal of Psychology of Education,
vol. 20, 2005,
p. 309-323.
[15] Council of Ministers of Education, Canada (2005).
[16] Crowley, K., M.A. Callanan, H.R. Tenenbaum et E. Allen. 2001.
[17] Tenenbaum, H.R., et C. Leaper. 2003.
[18] Adamuti-Trache, M. 2006.
[19] Simpkins, S.D., P.E. Davis-Kean et J.S. Eccles. 2005.
[20] Simpkins, S.D., P.E. Davis-Kean et J.S. Eccles. 2005.
[21] Simpkins, S.D., P.E. Davis-Kean et J.S. Eccles. 2005.
[22] Ford, D.J., N.W. Brickhouse, P. Lottero-Perdue et J. Kittleson.
2006.
[23] Hammrich, P.L. « Confronting the gender gap in science and
mathematics: The Sisters in Science
Program », document présenté à
l’assemblée annuelle de la National Association for Research in
Science Teaching, 1997.
[24] McLaughlin, R. « Girls in science », Science Scope, vol. 28,
2005, p. 14-15. |