Enseignement postsecondaire au Canada: qui sont les laissées-pour-compte?
Carnet du Savoir
Conseil canadien sur l'apprentissage
Nouvelle page 2
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Cet article est paru le 1er avril 2009, dans le Carnet du
savoir publié sur le site du Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA).
Le CCA a pour objectif de fournir aux Canadiens des informations indépendantes sur « ce
qui donne des résultats » en matière d’apprentissage. Chacune des
publications compte environ 2000 mots et porte sur un dossier
thématique particulier. Tous les articles respectent un format
uniforme et fournissent des liens aux sources de données et aux
recherches pertinentes.
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Le Canada affiche des taux de participation postsecondaire élevés et
des résultats supérieurs à ceux de la plupart des autres pays
développés au chapitre du niveau de scolarité. En 2006, 55 % des
Canadiens de 25 à 34 ans avaient terminé un programme d’études
postsecondaires par rapport à une moyenne de 33 % pour l’ensemble
des pays de l’OCDE 1.
Cependant, certains groupes démographiques au pays affichent
toujours une participation postsecondaire faible, y compris les
étudiants autochtones, de familles à faible revenu, et de familles
sans antécédents d’études supérieures.
Le
troisième rapport annuel du Conseil canadien sur l’apprentissage sur
l’état de l’éducation postsecondaire au Canada présente une analyse
détaillée de l’accès à l’éducation pour des groupes particuliers
d’étudiants. Pour plus de détails, consulter Les groupes
sous-représentés et la disparité entre les sexes aux études
postsecondaires.
Pour la
décennie qui se terminera en 2015, on estime que près de 70 % des
1,7 million de nouveaux emplois qui devraient être créés au Canada
seront des postes de gestionnaires ou qui nécessitent habituellement
un diplôme d’études postsecondaires 2.
Même si le niveau de scolarité postsecondaire est relativement élevé
au Canada, seulement 59 % de la population active canadienne (de 20
à 64 ans) détient un diplôme d’études postsecondaires3.
Améliorer l’accès aux études postsecondaires est une façon
d’augmenter le nombre de diplômés à même de répondre aux demandes en
main-d’oeuvre à la lumière des pénuries prévues de candidats
compétents. Une telle augmentation pourrait nécessiter la création
de programmes qui feraient croître la proportion d’étudiants
autochtones, de familles à faible revenu et de familles sans
antécédents d’études supérieures dans les programmes
postsecondaires.
Groupes démographiques sous-représentés
Étudiants à faible revenu et de première génération
L’analyse des taux de participation aux études postsecondaires et du
revenu des parents suggère que les jeunes adultes provenant de
familles à revenus modestes sont sous-représentés, par rapport à
leurs semblables mieux nantis, dans la population estudiantine au
niveau universitaire. Le revenu des parents n’a pas une incidence
très marquée sur les taux de participation collégiale, mais a un
lien étroit avec les taux de participation universitaire : les
jeunes adultes dont les parents gagnent au moins 75 000$ par année
poursuivent beaucoup plus souvent des études universitaires que ceux
provenant de familles moins bien nanties (voir la figure 1) 4.
Figure 1
:
Proportion de jeunes adultes a qui poursuivent des études
collégiales et universitaires, selon le revenu des parents.

Les taux de participation universitaire sont également tributaires
de l’éducation des parents. Les étudiants de familles sans
antécédents d’études postsecondaires, aussi appelés « étudiants de
première génération », sont moins portés que leurs pairs à
poursuivre des études postsecondaires. Notamment, les jeunes adultes
dont les parents ont fréquenté l’université sont beaucoup plus
susceptibles de le faire à leur tour que ceux dont les parents n’ont
pas fréquenté l’université (voir la figure 2).
Étudiants autochtones
Figure
2:
Proportion de jeunes adultes a qui poursuivent des études
collégiales et universitaires,
selon le niveau de scolarité des parents.

Au cours des deux dernières décennies,
l’écart d’instruction entre les Autochtones et les non-Autochtones
au Canada s’est réduit. Néanmoins, le niveau de scolarité des jeunes
adultes autochtones demeure largement inférieur aux niveaux atteints
par leurs pairs non autochtones. En 2006, 68 % des jeunes adultes
non autochtones (de 25 à 34 ans) détenaient un diplôme d’études
postsecondaires, contre 42 % des jeunes adultes autochtones5.
Causes de la sous-représentation
Les étudiants des groupes démographiques sous-représentés se
heurtent souvent à de nombreux obstacles cumulatifs qui les
empêchent de mener des études postsecondaires.
En tant que groupe, les étudiants à faible revenu doivent souvent
surmonter des obstacles financiers et scolaires. Les obstacles
financiers sont d’ordre direct et indirect; autrement dit, les
étudiants à faible revenu disposent de moins de ressources
financières. En outre, les familles à faible revenu sont plus
susceptibles de surestimer les coûts de l’enseignement
postsecondaire 6
tout en étant moins au fait des
ressources offertes par les programmes d’aide aux étudiants7.
D’autre part, les résultats scolaires des étudiants à faible revenu
sont inférieurs à ceux de leurs semblables mieux nantis8.
Ainsi, les étudiants à faible revenu sont parfois moins bien
préparés, aux niveaux financier et scolaire, en vue des études
postsecondaires.
Les étudiants de première génération, ceux qui proviennent de
familles sans antécédents d’études postsecondaires, doivent aussi
surmonter des obstacles
scolaires : leurs résultats, au secondaire, sont plus faibles que
ceux des élèves dont les parents ont fréquenté le collège ou
l’université 9.
De plus, les étudiants de première génération sont souvent moins
motivés, car ils sont plus portés au scepticisme quant aux avantages
potentiels des études postsecondaires et sont ainsi moins motivés à
emprunter cette voie10.
Les étudiants de première génération sont aussi aux prises avec des
obstacles financiers : ils dépendent habituellement davantage des
prêts étudiants et peuvent moins souvent compter sur les membres de
leur famille pour financier leurs études11.
Les obstacles d’ordre scolaire sont particulièrement considérables
pour les étudiants autochtones. Ceux-ci sont beaucoup moins
susceptibles de terminer leurs études secondaires que leurs pairs
non autochtones, ce qui représente un frein évident à la poursuite
de leurs études 12.
On note un écart de 25 points de pourcentage entre le niveau de
scolarité postsecondaire des jeunes adultes (de 25 à 34 ans)
autochtones et non autochtones (voir la figure 3). Cependant, cet
écart est nettement inférieur lorsqu’on tient compte uniquement des
étudiants qui ont terminé leurs études secondaires. Ainsi,
l’obtention d’un diplôme d’études secondaires est un des principaux
obstacles à l’accès aux études postsecondaires chez les étudiants
autochtones. En outre, ces étudiants font face à plusieurs des
obstacles que doivent surmonter les étudiants à faible revenu et de
première génération en plus de faire l’objet ou d’avoir l’impression
de faire l’objet de racisme lors de leurs études13.
Leçons
en apprentissage
Figure 3
:
Proportion de jeunes adultes autochtones et non autochtones qui ont
obtenu un diplôme d’études postsecondaires.

Pratiques prometteuses
Les étudiants autochtones, à faible revenu et de première génération
se heurtent à de nombreux obstacles cumulatifs qui les empêchent
d’accéder aux études postsecondaires. Il n’existe pas de panacée :
il faut plutôt travailler sur plusieurs fronts. Quelques programmes
qui ont adopté une telle approche plurielle montrent des signes
encourageants de réussite.
Par exemple, Passeport pour ma réussite offre aux élèves à risque
une aide sociale, financière et à l’éducation grâce à des
initiatives communautaires. Sa formule globale a aidé des jeunes à
obtenir un diplôme, à acquérir une image positive d’eux-mêmes et à
rêver d’un avenir accessible. Preuve de sa réussite, le programme
offert dans la région de Regent Park, à Toronto en Ontario, semble
avoir fait baisser le taux de décrochage au secondaire et augmenter
la proportion de diplômés du secondaire qui poursuivent des études
postsecondaires 14.
Le programme The Westview Partnership s’attaque aux obstacles
institutionnels auxquels font face les étudiants de première
génération grâce à une variété d’initiatives visant les élèves. Des
programmes ont été créés en partenariat avec le collège Seneca, les
départements universitaires de l’Université York, les groupes
communautaires et le Toronto Catholic District School Board. Voici
des exemples de programmes : activités d’enrichissement en
mathématiques, en sciences et en arts, stages d’été comme le
programme de sciences et de technologies York/Seneca, Higher Five,
un programme de familiarisation à l’intention des élèves de 5e
année, qui participent pendant une journée aux activités
d’apprentissage sur le campus et programme Advance Credit Experience,
qui permet à des étudiants aux résultats moyens de fréquenter
l’université durant un semestre.
Les politiques et les programmes doivent aussi mieux informer les
élèves sur les choix qui s’offrent à eux après le secondaire ainsi
que sur les coûts et les avantages des études postsecondaires. Les
programmes d’aide financière doivent être complétés par des mesures
qui incitent les élèves et leurs familles à planifier des études
supérieures. Internet contient une mine d’information pertinente,
mais bon nombre d’élèves et de parents ont de la difficulté à
discerner les renseignements pertinents et exacts. Beaucoup
d’organisations ont tenté de régler ce problème en recueillant et en
vérifiant l’information, puis en l’offrant à partir d’un point
d’accès unique.
Par exemple, la section Education Centre du site Web du Réseau
jeunesse autochtone offre des liens vers des programmes offerts par
des collèges et des universités autochtones et présente des options
de financement. Dans le cadre de son plan d’action de 2005, Vers des
résultats supérieurs, l’Ontario a ajouté une nouvelle Fenêtre
d’accès sur le site Web de son Régime d’aide financière aux
étudiantes et étudiants (RAFEO). Parmi les options offertes,
mentionnons l’aide financière et un outil d’estimation du
remboursement mensuel des prêts après l’obtention du diplôme. Le
British Columbia Council on Admissions and Transfer a créé un site
Web semblable, Education Planner. Cette ressource complète permet de
connaître les programmes de premier cycle offerts, les dates
d’inscription, les droits de scolarité et les exigences d’admission
des établissements postsecondaires de l’ensemble de la
Colombie-Britannique. Cibletudes.ca est une ressource nationale
offerte en ligne qui explique aux parents comment commencer à
épargner, oriente les élèves dans leur choix de carrière et de
programme et offre des conseils pour le remboursement de prêts.
Étudiants autochtones
Les multiples obstacles cumulatifs auxquels se heurtent les
étudiants autochtones nécessitent l’adoption d’une formule
particulièrement étendue. Des chercheurs australiens ont déterminé
que les facteurs suivants sont essentiels pour garder l’intérêt des
étudiants autochtones envers l’éducation :
. L’engagement et
les résultats des étudiants autochtones sont plus élevés lorsque
les programmes présentent un lien concret avec leur collectivité
d’appartenance.
Pertinence dans
la collectivité. Les étudiants autochtones sont souvent plus
attirés par les domaines d’études pratiques qui leur permettront
de retourner dans leur collectivité et d’y travailler.
Engagement envers
l’emploi autochtone. Les étudiants autochtones sont souvent
plus motivés à poursuivre leurs études lorsque leurs objectifs
d’apprentissage sont orientés vers l’emploi.
Sensibilité aux réalités
culturelles. Le fait d’adhérer à l’héritage culturel des
étudiants autochtones et d’adapter les programmes et le matériel
didactique à leurs styles d’apprentissage privilégiés peut
inciter les étudiants autochtones à poursuivre leurs études. Il
est aussi important de nourrir des attentes réalistes concernant
leur présence, leur participation et leurs résultats15.
La création de programmes postsecondaires destinés à accroître le
recrutement et le maintien aux études est également essentielle pour
que davantage d’étudiants autochtones entreprennent et terminent des
études postsecondaires. En 2005–2006, le gouvernement ontarien a
investi 1 million de dollars dans les activités de mobilisation et
de réseautage des établissements postsecondaires visant à recruter
et à maintenir aux études les étudiants autochtones. Les projets
pilotes ont donné les résultats suivants :
-
programmes de transition pour combler les retards et préparer
les étudiants autochtones en vue des études postsecondaires;
-
présentation
harmonieuse des programmes englobant des éléments des
établissements et des collectivités;
-
programmes ciblés en
santé, en formation des enseignants autochtones et dans d’autres
disciplines professionnelles;
-
activités de
maintien aux études postsecondaires des étudiants autochtones, y
compris l’orientation, le mentorat et le soutien des aînés
autochtones.
Partout au Canada, bon nombre d’établissements postsecondaires
ciblant les étudiants autochtones ont été fondés. Ces instituts
autochtones d’études
supérieures (Indigenous Institutes of Higher Learning) offrent
généralement des programmes d’études dans des milieux qui tiennent
compte de la culture, de l’histoire et des points de vue autochtones
en plus de les valoriser. Les enseignements qu’ont tirés ces
établissements sur le recrutement et le maintien aux études des
étudiants autochtones pourront servir à d’autres établissements
postsecondaires dans l’ensemble du pays.
Recherches complémentaires
Des recherches complémentaires sont nécessaires pour décider de la
meilleure façon d’offrir des programmes visant à accroître et à
élargir l’accès à l’enseignement postsecondaire. Au Manitoba et au
Nouveau-Brunswick, le projet Un avenir à découvrir évalue
actuellement l’efficacité de deux programmes de ce genre : Explorez
vos horizons et Fonds du savoir 16.
Explorez vos horizons est un programme à plusieurs volets qui :
-
assiste les élèves du secondaire dans l’exploration de leurs
choix de carrière;
-
inclut les parents dans ce processus d’exploration;
-
aide les élèves du secondaire à acquérir les compétences et à
aller chercher le soutien dont ils ont besoin pour surmonter les
obstacles à la poursuite d’études postsecondaires;
-
présente les élèves à des étudiants postsecondaires qui désirent
faire part de leur expérience.
Fonds du savoir est un programme visant à offrir une aide financière
garantie de 8 000 $ aux élèves à faible revenu qui terminent leur
secondaire et s’inscrivent à des études postsecondaires. Le montant
est déposé dans un compte alors que les élèves sont toujours au
secondaire (dès la fin de la 10e année) et ces derniers y ont accès
après s’être inscrits à un programme postsecondaire, au début de
chaque session. L’application du programme se fait à ce moment pour
inciter les élèves à commencer à penser à leurs études
postsecondaires tôt dans leur cheminement secondaire.
Les deux programmes font actuellement l’objet d’évaluations
rigoureuses : les résultats partiels devraient être connus en 2009,
et les conclusions finales sur l’incidence des programmes devraient
être diffusées en 2012.
Afin de surmonter l’ensemble des obstacles auxquels font face les
étudiants autochtones, à faible revenu et de première génération,
les gouvernements, les enseignants, les parents, les membres des
communautés et les étudiants eux-mêmes doivent coordonner leurs
actions. À long terme, ces efforts seront essentiels pour préserver
notre prospérité économique et le caractère égalitaire de notre
société. |
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Références
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1
ORGANISATION DE
COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES. Regards sur
l’éducation 2008 : Les
indicateurs de l’OCDE, Paris, 2008. Les taux de diplomation
postsecondaire s’appuient sur la définition d’enseignement tertiaire
donnée par l’OCDE, qui exclut certains types d’enseignement
postsecondaire (p. ex., programmes de moins de deux ans).
2
LAPOINTE, M., K. Dunn, N.
Tremblay-Côté, L.-P. Bergeron et L. Ignaczak. Perspectives du
marché du travail canadien pour la
prochaine décennie (2006-2015), Division de la prévision et de
l’analyse du marché du travail et des compétences, Direction de
la recherche sur la politique stratégique, Ressources humaines et
Développement social Canada, Ottawa, 2006 (consulté le 18
novembre 2008).
3
STATISTIQUE CANADA.
Recensement de la population 2006, no de catalogue 97-560-XCB2006007
(consulté le 18 novembre
2008).
4
DROLET, M. «
Participation aux études postsecondaires au Canada : le rôle du
revenu et du niveau de scolarité des parents a
t-il évolué au cours des années 1990? », Direction des études
analytiques documents de recherche, no de catalogue
11F0019MIE – no 243, Ottawa, Statistique Canada, 2005 (consulté le 18
novembre 2008).
5
STATISTIQUE CANADA.
Recensement de la population 2006, no de catalogue 97-560-XCB2006028
(consulté le 18 novembre
2006).
6
USHER, A. A Little
Knowledge is a Dangerous Thing: How Perceptions of Costs and
Benefits Affect Access to Education,
Educational Policy Institute, 2005.
7
BERGER, J., A. Motte et A.
Parkin. Le prix du savoir : L’accès à l’éducation et la situation
financière des étudiants au Canada
Troisième édition, Montréal, Fondation canadienne des
bourses d’études du millénaire, 2007.
8
JUNOR, S. et A. Usher. Le prix du savoir 2004 : L’accès à
l’éducation et la situation financière des étudiants au Canada,
Montréal, Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, 2004.
9
PRAIRIE RESEARCH ASSOCIATES INC.
Sondage auprès des élèves du secondaire, Montréal, Fondation
canadienne des
bourses d’études du millénaire, 2005.
10
PRAIRIE RESEARCH ASSOCIATES
INC. Sondage auprès des élèves du secondaire, 2005.
11
MALATEST, R.A. Promotion 2003
: Enquête de suivi auprès des élèves du secondaire, Montréal,
Fondation canadienne des
bourses d’études du millénaire, 2007.
12
STATISTIQUE CANADA.
Recensement de la population 2006, no de catalogue
97-560-XCB2006036.
13
ST. DENIS, V., et E. Hampton.
Literature Review on Racism and the Effects on Aboriginal
Education, préparé à l’intention du
Groupe de travail national du ministre sur l’éducation, 2002.
14
PASSEPORT POUR MA
RÉUSSITE, Rapport annuel 2007-2008, 2008.
15
SCHWAB, R.G. « VET-in-School
for Indigenous students: Success through "Cultural Fit" » dans
Research to Reality: Putting
VET Research to Work: Proceedings of the Australian Vocational
Education and Training Research Association Conference,
4e conférence, Adélaïde, Australie-Méridionale, du 28 au 30 mars
2001, 2001.
16
SOCIÉTÉ DE RECHERCHE SOCIALE
APPLIQUÉE. Un avenir à découvrir : Rapport de mise en oeuvre
préliminaire, Montréal,
Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, 2007. |
Janvier
2010
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