ARTICLES

L'accès à l'éducation et l'accès à la réussite éducative dans une perspective d'éducation pour l'inclusion (2)


Les étudiants parents
Extrait du mémoire présenté au CSE
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec

Nouvelle page 2

À l'automne 2009, le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) a organisé une consultation sur "l'accès à l'éducation et l'accès à la réussite éducative dans une perspective d'éducation pour l'inclusion" dans le cadre de l'élaboration de son Rapport 2010 sur l'état et les besoins de l'éducation. La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ) a déposé un mémoire présentant les besoins des clientèles particulières en émergence dans le réseau universitaire québécois comme révélateurs de l'hétérogénéité des populations étudiantes et de l'importance de poursuivre les efforts déjà entrepris pour assurer la réussite du plus grand nombre d'étudiantes et d'étudiants au Québec.

Dans les prochaines semaines, le CAPRES diffusera les analyses, observations et considérations des experts provenant des services aux étudiants des universités québécoises, présentées sous 4 thèmes: les étudiants en situation de handicap; les étudiants-parents; les étudiants étrangers et les étudiants autochtones.

1. ÉTUDIANTS-PARENTS

Le groupe des étudiants-parents, s’il a toujours existé, commence à émerger comme une clientèle cible plus définie et ayant des besoins particuliers. Cette population a, depuis plusieurs années, été desservie par la formation à distance qui a développé toute une démarche andragogique pour répondre à leurs besoins. En situation campus, si d’autres groupes d’étudiants avant eux, tels les étudiants étrangers ou les étudiants en situation de handicap, par exemple, ont accès à des services spécifiques en milieu universitaire, il n’en est pas toujours de même pour ce groupe d’étudiants.

Nous croyons qu’il est non seulement important que les institutions universitaires s’investissent dans cette mission qu’est l’éducation pour l’inclusion des étudiants-parents, mais qu’elles comprennent que stratégiquement, elles y gagneront à long terme, comme le signalent Parkin et Baldwin (2009, p.13).  : « The eventual decline in the youth cohort that is the traditional feeder pool for post-secondary institutions will lead to greater competition for scarcer students, and institutions will need to refine their admission processes and student support offerings in order to continue to improve their persistence and graduation rates. »

Quelques études canadiennes viennent corroborer les situations observables dans nos institutions. Nous nous inspirons particulièrement des travaux de Parkin et Baldwin (2009), Lero, Smit Quosai et van Rhijn (2007) et de Holmes (2005) pour présenter les caractéristiques des étudiants-parents.


1.1 FACTEURS DE VULNÉRABILITE

Le sexe, l’âge et la présence de personnes à charge sont des facteurs déterminants de la persévérance aux études pour l’ensemble des populations étudiantes et ces facteurs revêtent une importance particulière pour les étudiants-parents. En effet, les hommes sont plus susceptibles d’interrompre leurs études que les femmes, tout comme les étudiants plus âgés et les étudiants-parents. À l’intérieur de ce groupe, il ressort que les femmes sont dans une position plus précaire économiquement que les hommes, étant donné qu’elles passent plus de temps avec les enfants et moins de temps à travailler à l’extérieur. Un peu plus du quart d’entre elles ne sont pas en relation stable, elles sont donc encore plus vulnérables financièrement. Les femmes sont traditionnellement plus nombreuses à étudier à temps partiel qu’à temps plein et le fait que ce groupe ait une moyenne d’âge de plus de 25 ans, suggère que plusieurs étudiantes ont des enfants à leur charge.

Si les étudiants-parents font face aux mêmes problèmes que les autres étudiants, leur situation se complexifie cependant du fait qu’ils ont des responsabilités supplémentaires comme parents, qu’ils ont des besoins financiers accrus et qu’ils doivent souvent travailler à temps partiel. De plus, il s’agit d’un groupe hétérogène qui inclut les jeunes parents, qui essaient de mener de front études et éducation d’enfants d’âge préscolaire, et les parents un peu plus âgés qui tentent un retour aux études. Ils peuvent être dans une relation stable ou élever seuls un enfant. Leur horaire chargé fait qu’il leur est souvent moins facile de tisser des liens avec les autres étudiants et de profiter de ce que la vie universitaire a à offrir en dehors des cours. Les travaux d’équipe et le travail en bibliothèque viennent également compliquer leur gestion du temps.

Il nous apparaît utile de signaler que si certaines études commencent à éclaircir les contours de ce groupe, elles ne fournissent cependant pas de données sur un autre groupe : celui des parents qui souhaiteraient aller à l’université, mais qui, à cause de leur charge familiale et de leurs responsabilités, voient difficilement comment ils pourraient concilier travail, études et vie familiale. En fait, et cela nous semble préoccupant, le Québec a le plus bas taux d’étudiants-parents au niveau collégial (8 %) et Terre Neuve, elle, le plus haut taux (37 %). On peut se questionner sur les raisons de ce taux particulièrement bas et qui soulève plus de questions qu’il donne de réponses. On peut surtout se questionner sur la proportion exacte de ce type de population dans les universités québécoises, alors que les données manquent.


1.2 ZONES DE VULNERABILITE

Tel que mentionné plus haut, si ce groupe partage plusieurs traits avec le reste de la population universitaire, il doit faire face, par contre, à de nombreuses contraintes supplémentaires. Lero, Smit Quosai et van Rhijn (2007) adoptent une approche intéressante de « barrières à l’entrée » et de « barrières à la persévérance » que nous tenterons ici de synthétiser.

Historiquement, les universités sont desservi les clientèles dites « adultes » ou « à temps partiel » soit en offrant des programmes pouvant être complétés à temps partiel, soit en mettant au service de cette clientèle des conseillers académiques pour répondre à leurs besoins particuliers. Si les institutions réussissent à répondre en partie à ces besoins; elles le font cependant selon le paradigme « clientèle adulte-temps partiel ». Selon nous, une approche intégrée conviendrait mieux et, comme on le remarque depuis peu, une telle approche commence à s’imposer comme un nouveau modèle. Nous en reparlerons plus avant.

Barrières à l’entrée :

Les barrières à l’entrée sont de différentes natures et liées aux conditions de vie de cette population. Par exemple, les étudiants-parents doivent faire leur place dans une structure universitaire conçue pour des clientèles plus jeunes, issues souvent du cégep et sans attaches. Ils sont appelés à jongler avec un horaire chargé et conjuguer études, obligations familiales et emploi à temps partiel pour s’acquitter des charges financières qui leur incombent – y compris, dans certains cas, payer l’hypothèque. Les programmes de prêts et bourses répondent peu ou pas aux besoins d’étudiants à temps partiel ou qui possèdent des biens comme une maison, par exemple. Souvent, ils préféreront atteindre un certain niveau de sécurité financière avant de retourner à l’université ou de prendre le risque de s’endetter. Et ils sont confrontés, comme plusieurs jeunes parents, au problème de manque de place en garderie.

Barrières à la persévérance :

Les considérations financières constituent des barrières à la persévérance importantes. Signalons d’abord que les trois quarts des étudiants-parents ont entre 30 et 44 ans et peuvent se sentir en marge de la vie étudiante, d’autant plus qu’ils passent peu de temps sur le campus en dehors de heures de cours. Les jeunes parents, pour leur part, ont tendance à quitter les études avant l’obtention de leur diplôme (1,7 fois plus).

Tout semble indiquer que les étudiants-parents optent moins pour des études de second ou troisième cycles, probablement afin de limiter l’impact négatif sur leur situation financière et sur la vie familiale. Entre 23 % et 34 % des jeunes parents (22-24 ans) affirment que le soin (et le coût des soins) des enfants est une barrière à la persévérance. Une grande partie des étudiants-parents étudient à temps partiel, ce qui risque d’augmenter le coût des études à long terme et la probabilité de quitter l’université avant la fin de leur programme. En effet, des études à temps partiel échelonnées sur plusieurs années requièrent un certain souffle.

De plus, les étudiants-parents se verront automatiquement refuser l’accès à certains programmes tels que la remise de dette (programme visant à réduire de 15 % la dette d'études de toute personne qui a terminé ses études dans les délais prévus et qui a reçu une bourse chaque année dans le cadre du Programme de prêts et bourses). Cette initiative ne peut évidemment pas profiter financièrement aux étudiants-parents qui étudient à temps partiel. Bref, la limite de temps d’étude, dans ce cas-ci, pose problème. Il apparaît que les conditions d’octroi des programmes de prêts et bourses ne prennent pas toujours en compte les situations vécues par les étudiants-parents. Les jeunes parents (22-24 ans) sont également majoritairement des femmes à 69 %. On sait que ce sous-groupe est encore plus à risque à cause de sa précarité financière. C’est probablement pourquoi ces jeunes femmes choisissent souvent d’étudier à temps plein afin d’avoir plus facilement accès à des prêts et bourses. Fort heureusement, la proportion de jeunes mères célibataires recevant des prêts et bourses est passée à 80 % en 2002. Mais cela suffit-il à payer les frais de scolarité, les frais de garderie, le loyer et les dépenses courantes? Apparemment non, puisque la dette moyenne des étudiants-parents canadiens à la fin des études étaient de 16 700 $, tandis que celle des étudiants sans enfants est de 15 000 $. Les étudiants-parents ne comptent généralement pas sur l’aide de leurs parents. De façon plus préoccupante, il y avait peu de différence entre les montants de prêts et bourses reçus par les étudiants-parents et les autres étudiants (17 900 $ et 17 400 $ respectivement). Les étudiantes-parents qui ont terminé leurs études sont celles qui ont fait les plus gros emprunts et ont le ratio dettes/revenus le plus élevé de tous les diplômés.

En résumé, peu de programmes sont disponibles pour les étudiants-parents et il serait nécessaire d’étudier des modèles de soutien financier mieux adaptés aux besoins de ce groupe. En outre, tout indique que l’accès à des fonds augmente la capacité de terminer les études. Ainsi, une combinaison prêt et bourse est plus susceptible d’encourager la persévérance qu’un prêt seul puisqu’il permet de réduire la dette de l’étudiant-parent à la fin des études.

Par ailleurs, parallèlement aux considérations d’ordre financier, une analyse plus approfondie des besoins des étudiants-parents permettrait d’identifier des modalités académiques pouvant favoriser leur accès à la réussite.


2. PISTES D’ACTION

Modèles de services intégrés

Dans un premier temps, il serait important de délaisser le double modèle « étudiants adultes-temps partiel » et de prendre en considération les besoins de cette population de façon intégrée, tout en ne perdant pas de vue les sous-groupes et leurs particularités. Les besoins étant à la fois pédagogiques, financiers, de communication et de réseautage, un service intégré devrait faire appel à une expertise variée, préférablement sous un même toit afin d’éviter que l’offre de services ne soit diffuse, ce qui est le cas à l’heure actuelle. La preuve a été faite avec d’autres groupes aux besoins particuliers (comme les étudiants autochtones par exemple) qu’un regroupement des étudiants et un service intégré offrent la possibilité de tisser des liens et de faciliter l’intégration.

  • Dans chaque université et à même la grande famille des services aux étudiants, mettre sur pied un Service pour les étudiants-parents répondant à leurs besoins particuliers, et ce, de façon intégrée. Ainsi, les étudiants-parents pourraient avoir, dans un même lieu, accès à des conseillers connaissant leurs besoins particuliers : conseillers pédagogiques (pour aborder des questions comme la gestion du temps, les mises à niveau, la sélection de cours, l’équilibre cours sur le campus et cours en ligne, travail à temps partiel et références à d’autres services pour des besoins particuliers), conseillers en programmes de prêts et bourses et services d’inscription à la garderie ou à la halte-garderie, etc.

  • Offrir des places en résidence aménagées adéquatement pour les étudiants ayant des familles.

  • Étudier la possibilité d’étendre les services de la Clinique médicale de l’université aux enfants des étudiants.

  • Organiser des activités sur le campus pour les enfants durant la semaine de relâche (et pendant l’été) afin que les étudiants-parents puissent travailler sur leurs travaux académiques (Holmes, 2005).

  • Organiser des activités familiales sur le campus comme des « des journées-familles » au Centre sportif ou à la Faculté des beaux-arts, etc. où les enfants pourraient « voir » où leurs parents « vont à l’école » (ces journées-familles pourraient s’insérer dans des activités plus larges de type portes ouvertes), etc.

  • Mettre sur pied une série d’ateliers sur des sujets pertinents (comment faire un budget, l’éducation d’enfants d’âge préscolaire) et de groupes de soutien hebdomadaires (pour parents récemment divorcés, les familles monoparentales).

  • À travers le Service pour étudiants-parents, offrir des activités de réseautage, d’échanges de jouets, etc.

  • Offrir également un lieu de réseautage virtuel de type Facebook.

  • Encourager la formation d’une association dynamique d’étudiants-parents.

  • Créer une activité d’accueil spécialement conçue pour les étudiants-parents.

Mesures institutionnelles de soutien

Toutefois, il serait facile de concevoir des aménagements spécifiques tels qui émergent des besoins identifiés par les acteurs du terrain afin d’améliorer la situation des familles, des parents et des enseignants. Ces changements peuvent être de nature administrative, académique, physique, et pédagogique.

Services de garde

La clé de voûte, surtout pour ce qui a trait aux plus jeunes familles, demeure cependant l’accessibilité à un service de garde à 7 $ et à une halte-garderie. Le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine devient donc incontournable dans l’établissement de tels services. Godbout et coll. (2004) confirment les besoins en affirmant que : « les parents seraient enclins à recourir de façon régulière à un service de garde à 7 $ pour leur enfant avant son entrée à l’école pour 63 % des enfants qui ne faisaient pas l’objet d’une garde régulière et ne fréquentant pas la maternelle au moment de l’enquête (…) et pour environ 49 % des enfants qui se faisaient garder sur une base régulière dans un autre mode que des services de garde à 7 $ et ne fréquentant pas la maternelle au moment de l’enquête ».

  • Offrir des places en garderie en nombre suffisant sur le campus à des tarifs préférentiels.

  • Offrir des places en halte-garderie en nombre suffisant pour les étudiants-parents qui souhaitent y laisser leurs enfants pour quelques heures.

  • Faire en sorte que les garderies soient bien aménagées et aient accès à un espace extérieur avec des jeux.

  • Grâce à un aménagement physique, permettre aux parents d’avoir accès à des lieux où ils peuvent assurer les soins des jeunes enfants et, dans le cas des mères, allaiter les nourrissons.

  • Offrir des services en dehors des heures régulières pour les étudiants qui suivent des cours en soirée ou qui souhaitent faire garder leur enfant après 17 h afin de rencontrer des collègues pour un travail de groupe, par exemple.
    Mesures académiques

  • Dans la mesure du possible, faire en sorte que tous les programmes académiques offrent la possibilité de prendre des cours à temps partiel.

  • Certaines institutions ayant déjà mis sur pied de tels services n’ont pas hésité à formuler officiellement leur nouvelle politique; ce que nous préconisons également.

  • Sensibiliser les enseignants et les encourager, dans la mesure du possible, à une certaine flexibilité.

  • Assurer, dans le contexte d’un développement professionnel des enseignants universitaires, l’intégration dans le programme de formation des nouveaux enseignants de la sensibilisation et de la formation concernant les étudiants-parents.

Mesures de recherche

  • Les conseillers des services intégrés pourraient également tisser des liens extra-universitaires avec des organismes de soutien aux jeunes familles, par exemple, pour faire en sorte que les besoins non comblés par l’institution universitaire le soient par d’autres intervenants.

  • L’étude sur les différentes pratiques en milieu postsecondaire fait état de la nécessité de mieux cerner les comportements de ce groupe d’étudiants sur lequel les institutions ont, somme toute, peu d’information. Ainsi, il serait souhaitable avant d’entreprendre l’établissement d’un service pour étudiants-parents de procéder à une analyse des besoins en consultant les étudiants eux-mêmes.

Mesures gouvernementales de soutien

Passerelles entre organismes

Les besoins sont variés et les étudiants-parents, quelquefois laissés à eux-mêmes. Les études peuvent souvent intimider les étudiants-parents qui choisissent de repousser leur projet d’études. En facilitant les « passerelles » avec un réseau d’acteurs extra-universitaires que sont les nombreuses instances de soutien aux études et aux familles, les universités créeraient un certain élan très porteur. Ces instances peuvent être des organismes gouvernementaux, sociaux, des services de garde, des organismes sans but lucratif, des organisations sportives et d’appui aux personnes en manque de ressources, etc. Un service spécialisé au sein de chaque université pourrait développer une expertise dans ce domaine et devenir un point d’ancrage.

Berger et Parkin (2008, p. 1) affirment : « Providing financial support for post-secondary students and their families is one the key ways in which governments ensure that the country is prepared to face the future’s social and economic challenges ». Il demeure cependant essentiel que l’institution s’implique pleinement dans ce processus de développement et de partenariat avec les ministères et les autres intervenants.

Mesures fiscales

Les étudiantes qui sont seul soutien de famille et qui obtiennent des prêts et bourses terminent leurs études avec des dettes dans 80 % des cas, ce qui en décourage probablement plusieurs. D’autres encore, n’ont pas été sur les bancs d’école depuis plusieurs années et ont une certaine crainte par rapport à leur capacité à réintégrer les études. Les programmes de réinsertion en milieu académique ou de mise à niveau ne sont pas toujours à la hauteur.

Il est intéressant de noter que les étudiants-parents termineront leurs études avec plus de dettes que des groupes qui, traditionnellement, sont perçus comme ayant des besoins particuliers : les étudiants autochtones et les étudiants en situation de handicap. Le régime de prêts et bourses devrait donc prévoir une pondération particulière afin d’éviter ce surendettement.

Il serait fortement souhaitable de bonifier, soit par des mesures fiscales, soit par des programmes de prêts-bourses supplémentaires, la somme d’argent que peut recevoir un étudiant-parent dans le besoin – particulièrement les jeunes femmes monoparentales. De façon plus pratique, il serait souhaitable d’augmenter les exemptions pour le nombre d’enfants à charge; d’ignorer le montant de la pension alimentaire dans le calcul de l’aide financière aux études ou d’augmenter ladite exemption qui n’est que de 1 200 $ et, finalement, de bonifier le montant pour les frais de garde au calcul de l’aide financière.

 

Mai 2010

Faites-nous part de votre opinion
Retour à l'accueil CAPRES


Le site du CAPRES est hébergé sur le serveur de la vice-présidence à l'enseignement et à la recherche de l'Université du Québec. Le CAPRES regroupe les universités, les collèges et organismes intéressés par les questions reliées à l'accès aux études, à la persévérance, à la diplomation et à l'insertion professionnelle.
Copyright © 2003 Université du Québec
Tous droits réservés.
Optimisé pour Internet Explorer