2011-12-15 | INRS

Il était une fois une bactérie qui mangeait de l'hydrogène

Photos © Christian Fleury

Philippe Constant a élucidé un mystère qui intriguait plusieurs scientifiques depuis des années : l'hydrogène présent dans l'air est absorbé par le sol parce qu'il est «mangé» par des bactéries. En découvrant que la bactérie Streptomyces avermitilis peut absorber de l'hydrogène pour remplir ses besoins énergétiques, le chercheur de 32 ans, depuis peu professeur au Centre INRS--Institut Armand-Frappier, ajoute son grain de sable dans la compréhension du réchauffement climatique. Et comme cette bactérie est une grande productrice naturelle d'antibiotiques, les recherches de Philippe Constant pavent la voie à d'éventuels développements dans le secteur des biotechnologies.

On trouve les bactéries du genre Streptomyces dans le sol, partout sur la planète, «des déserts aux permafrosts», explique le professeur. Voraces, ces bactéries peuvent influencer la composition de l'atmosphère. Normalement, elles se nourrissent de matière organique qu'elles contribuent à décomposer, «mais dans le sol, il y a une énorme compétition pour les nutriments, nous apprend le professeur et chercheur. Un seul gramme de terre peut contenir des milliards de bactéries affamées!» La bactérie manque donc souvent de nutriments. Comment survivre alors? En produisant une enzyme qui provoque l'oxydation de l'hydrogène pour le transformer en énergie. C'est une découverte qui ouvre plusieurs pistes de recherche à explorer.

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Source :
François-Nicolas Pelletier
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