2011-12-16 | UQAR

L'ISMER et l'agence italienne ENEA mènent une recherche conjointe

Le professeur Martin Alejandro Montes mène une recherche conjointe avec le professeur Luca Fiorani, de l'agence nationale italienne ENEA, sur les perturbations climatiques dans l'Estuaire du Saint-Laurent. Celle-ci vise à établir des liens entre les différentes variables bio-optiques mesurables par satellite afin de cartographier les changements à long terme des variables biochimiques.

L'Estuaire du Saint-Laurent a connu des variations inhabituelles durant l'hiver 2010. Dès le mois de mars, l'imagerie par satellite a démontré que les eaux du fleuve étaient libres de glace, ce qui est sans précédent depuis 1950. Pour comprendre la variabilité observée, le monitorage synoptique doit présenter une image précise de la concentration en chlorophylle a, des matières organiques dissoutes (Colored Dissolved Organic Matter -- CDOM) et des variables biogéochimiques associées à la production primaire et au fonctionnement de la chaîne alimentaire.

En septembre dernier, M. Montes et le technicien Rodolfo Borelli, de l'ENEA, se sont rendus à la hauteur de l'Île Saint-Barnabé, devant Rimouski, pour mesurer la chlorophylle a avec un spectrofluorimètre au laser portable, communément appelé CASPER (Compact and Advanced laser SPEctrometer for RIADE) et les CDOM avec un fluorosenseur LIDAR (Ligth Detection and Range). «Les CDOM peuvent bloquer plus de 80 % de la lumière du soleil qui pénètre dans l'eau et provoquer de l'interférence pour détecter la chlorophylle a par satellite», note M. Montes.

Sur la photo : Le professeur Martin Alejandro Montes, qui se spécialise dans les changements climatiques et la télédétection dans les écosystèmes maritimes côtiers, mène une recherche conjointe avec le professeur Luca Fiorani de l'ENEA, l'agence nationale d'Italie des nouvelles technologies, de l'énergie et du développement économique durable.

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Source :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info