2012-01-30 | INRS

En route vers l'ère où la pensée contrôlera l'informatique

Photo © Christian Fleury

Changer les chaînes de la télévision sans se lever et sans télécommande, confortablement assis dans son salon, juste en y pensant. Faire de même pour régler la température et ajuster l'éclairage de la pièce. Éteindre le four sans lever le petit doigt. Science-fiction? Plus pour longtemps.

Entre les murs du Laboratoire d'analyse et d'amélioration des signaux multimédia/multimodaux (MuSAE Lab), Tiago Falk, professeur au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS, utilise la méthode NIRS (Near-Infrared Spectroscopy ou Spectroscopie proche infrarouge) pour que, dans un avenir pas trop lointain, de jeunes malades incapables de s'exprimer par la parole puissent enfin communiquer avec leurs proches.

Spécialiste des communications multimédia, Tiago Falk a fait ses premières armes en travaillant sur la reconnaissance vocale intelligente. «Mes projets consistaient à concevoir des appareils pour les réseaux téléphoniques, rappelle-t-il. Ces appareils analysent les conversations pour mesurer la qualité sonore afin que le système achemine une conversation par une autre partie du réseau si le son devient mauvais.» Une des principales difficultés était d'ordre éthique : le système devait se révéler assez sensible pour juger de la qualité sans toutefois « écouter » la conversation. Un défi relevé grâce à des algorithmes très sensibles.

Tout se passe dans la tête

Ses premières réalisations ayant servi à écouter sans comprendre, Tiago Falk a décidé de poursuivre ses recherches en sens inverse, d'une certaine façon, quand, à la faveur d'un travail dans un hôpital de Toronto, il est entré en relation avec des enfants malades incapables de communiquer. Le jeune professeur a voulu comprendre en écoutant, sans l'aide de la parole.

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Source :
Joël Leblanc
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