2012-01-31 | UQAM

Obésité et variabilité cardiaque : pour en avoir le coeur net!

En 2004, Antony Karelis faisait figure de pionnier en s'intéressant aux metabolically healthy but obese (MHO), les personnes obèses mais métaboliquement en parfaite santé. Aujourd'hui, les études sur le sujet se multiplient pour tenter de comprendre les phénomènes physiologiques qui font en sorte que certaines personnes sont à risque de développer des complications métaboliques associées à l'obésité, tandis que d'autres, les MHO, semblent en être prémunies. «Certaines études ont démontré qu'il y aurait jusqu'à 30 % de MHO parmi les obèses», souligne le chercheur, qui poursuit ses travaux sur le sujet au Département de kinanthropologie.

Pour sa plus récente étude, toujours en cours et dont les premiers résultats ont été publiés dans le Scandinavian Cardiovascular Journal, Antony Karelis a constitué un échantillon de 47 femmes obèses postménopausées âgées entre 50 et 70 ans, qui ne présentaient pas de problèmes orthopédiques, ni de diabète de type 2 ou de maladies cardiovasculaires. Les caractéristiques physiologiques et métaboliques (le pourcentage de masse grasse, le profil lipidique et le taux d'insuline dans le sang, par exemple) ont permis de répartir les sujets en deux groupes : 16 femmes ont été identifiées comme MHO, tandis que les 31 autres ont été considérées comme des obèses à risque.

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Source :
Pierre-Etienne Caza
Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, no 9 (23 janvier 2012)