Pierre Francus, professeur au Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, débute au fond d’une masse d'eau. Non pas grâce à la découverte d’un anneau qui règne sur le monde, mais plutôt grâce à celle de sédiments qui renferment l’histoire climatique!" /> Lire le climat au fond des lacs
 

2012-02-13 | INRS

Lire le climat au fond des lacs

Comme dans la célèbre saga du Seigneur des anneaux, la quête de Pierre Francus, professeur au Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, débute au fond d’une masse d'eau. Non pas grâce à la découverte d’un anneau qui règne sur le monde, mais plutôt grâce à celle de sédiments qui renferment l’histoire climatique!

C'est en cherchant des sédiments pouvant permettre de reconstruire le climat du passé que Pierre Francus a fait, en juillet 2011, une découverte inattendue, celle du lac le plus profond au Québec. Le lac Walker, situé à proximité de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, fait 280 mètres de profondeur, soit un peu plus de deux fois la hauteur du Complexe G, à Québec.

Ces recherches s’inscrivent dans le cadre du projet Archives, qui vise à reconstruire les variations des précipitations et des températures des 1 000 dernières années dans la forêt boréale. Les mesures se font principalement à partir des cernes des arbres, qui portent les marques du climat et de l’hydrologie, mais aussi des sédiments lacustres. Ces dépôts qu’on retrouve au fin fond des lacs sont rarement dans un état de conservation suffisant pour garder des traces du passé climatique.

Sur la photo : À l'avant-plan, le professeur Pierre Francus pose devant le scanner de microfluorescence-X qui permet d'analyser les carottes de sédiments. En arrière-plan, son assistant de recherche, Arnaud De Coninck.

Lire l'article complet

Source :
Benoît Lacroix
PLANÈTE INRS.ca
Le magazine en ligne de l'INRS