2012-03-01 | UQAM

Du fil de moules en salle d'opération?

Photo : Mila Zinkova

Qu'on les apprête au vin blanc ou à la crème, les moules ont beaucoup d'adeptes : au Canada, on en récolte plus de 20 000 tonnes par année. Mais avant d'atterrir dans nos supermarchés, les moules doivent être débyssées, c'est-à-dire départies de leur byssus, ce faisceau de fils dorés et rêches qui leur permet de se fixer aux rochers.

Pour l'instant, le byssus est simplement jeté aux ordures, ce qui représente 200 tonnes de déchets par année. Isabelle Marcotte, professeure au Département de chimie, et son collègue Christian Pellerin, de l'Université de Montréal, veulent lui trouver un meilleur usage. Le byssus possède en effet des propriétés exceptionnelles.

«En fait de résistance, de rigidité et d'élasticité, le byssus est uniquement surpassé par la soie d'araignée», affirme Isabelle Marcotte. La toile des aranéides, on le sait, est un matériau vedette plus solide que l'acier et ses usages potentiels sont multiples.

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Source :
Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, no 11 (20 février 2012)