2012-03-06 | UQAM

Des séquelles à sept ans

Photo : Nathalie St-Pierre

Faible poids, petit périmètre crânien, signes d'atteintes neurologiques, infections, etc. Les enfants adoptés à l'international arrivent souvent dans un état de santé précaire. «Habituellement, ils font des gains rapidement à partir du moment où ils se retrouvent dans un milieu de vie sain et plus stimulant», précise la doctorante Noémi Gagnon-Oosterwaal. Dans le cadre de sa thèse, la jeune chercheuse a voulu vérifier si l'état de santé de ces petits à leur arrivée affecte leur développement psychologique.

C'est à partir des données d'une étude longitudinale amorcée en 1998 par des chercheurs de l'UQAM, dont Andrée Pomerleau et Gérard Malcuit, et des pédiatres de l'Hôpital Sainte-Justine, parmi lesquels figurait le Dr Jean-François Chicoine, que Noémi Gagnon-Oosterwaal a pu vérifier ses hypothèses. Ces chercheurs ont évalué l'état de santé physique et psychologique de 123 enfants adoptés à l'international (Bolivie, Cambodge, Chine, Haïti, Russie, Thaïlande, Vietnam), dès leur deuxième semaine au Québec alors qu'ils étaient âgés en moyenne de onze mois. Dans le cadre de la première phase de l'étude, ces tout-petits ont été évalués périodiquement jusqu'à l'âge de trois ans.

Au cours de la deuxième phase, 95 enfants de la même cohorte ont été réévalués en compagnie de leurs parents adoptifs à la fin de la première année du primaire. «À l'âge de sept ans, les enfants adoptés se distinguent de leurs pairs non adoptés quant au nombre de phobies spécifiques qu'ils rapportent, indique Noémi Gagnon-Oosterwaal. Cela peut être une peur des chiens, des hauteurs, de l'eau, des foules, etc.»

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Source :
Pierre-Etienne Caza
Journal L'UQAM, vol. XXXVIII, no 12 (5 mars 2012)