2012-03-14 | INRS

Connaître les volcans pour mieux trouver les gisements miniers

Photo : Josée Lecompte

Chaque année, au Québec, les compagnies d'exploration minière prélèvent à grands frais des milliers de mètres de carottes de forage à la recherche de cuivre, de zinc, de nickel, d'or et d'argent, par exemple. La volcanologie pourrait bénéficier à l'exploration minière, en particulier dans l'Eldorado québécois, l'Abitibi, une région qui compte de nombreux gisements. Et c'est notamment grâce à son Laboratoire mobile de caractérisation physique, minéralogique et chimique des roches, le LAMROC, que Pierre-Simon Ross, professeur au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, compte en faire la preuve.

«Le LAMROC, ça mesure presque tout!», lance-t-il, avec un brin d'humour. Par exemple, on peut déterminer la densité, la susceptibilité magnétique, la spectrométrie infrarouge et les teneurs des carottes en une vingtaine d'éléments chimiques d'intérêt. Et contrairement aux façons de faire traditionnelles, les analyses sont réalisées directement sur le terrain et avec une résolution spatiale beaucoup plus fine. Il s'agit donc d'une infrastructure de recherche originale et très puissante.

Pierre-Simon Ross est un géologue de terrain et un bricoleur à ses heures. Lorsque la direction du Centre Eau Terre Environnement l'a mis au défi de mettre sur pied un laboratoire novateur, il a conçu le Laboratoire mobile de caractérisation physique, minéralogique et chimique des roches, ou LAMROC. Aujourd'hui, cette infrastructure financée par la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) est un objet de fierté.

Sur la photo (de gauche à droite ) : Alexandre Bourke, assistant de recherche, Bastien Frésa, étudiant à la maîtrise en sciences de la terre, et Pierre-Simon Ross, professeur au Centre Eau Terre Environnement

Lire l'article complet

Source :
Benoît Lacroix
Webzine PLANÈTE INRS.ca, 13 mars 2012