Centre Énergie Matériaux Télécommunications à Varennes, Fiorenzo Vetrone effectue des recherches qui font voir la vie en couleurs. Mais inutile d’appeler les forces de l’ordre. Le jeune professeur ne fabrique pas de nouvelles drogues, mais des nanoparticules luminescentes qui, parce qu’elles auront éclairé une tumeur, vous sauveront peut-être la vie un jour." /> Faire lumière sur le cancer à l'aide de l'infiniment petit
 

2012-03-19 | INRS

Faire lumière sur le cancer à l'aide de l'infiniment petit

Photos © Christian Fleury

Dans son laboratoire du Centre Énergie Matériaux Télécommunications à Varennes, Fiorenzo Vetrone effectue des recherches qui font voir la vie en couleurs. Mais inutile d’appeler les forces de l’ordre. Le jeune professeur ne fabrique pas de nouvelles drogues, mais des nanoparticules luminescentes qui, parce qu’elles auront éclairé une tumeur, vous sauveront peut-être la vie un jour.

Doper, en chimie, consiste à ajouter une substance à un produit pour en modifier considérablement certaines propriétés. Fiorenzo Vetrone, 37 ans, crée des nanoparticules, soit des cristaux composés de quelques centaines d'atomes seulement, afin qu'elles émettent de la lumière visible lorsque stimulées.

Ces nanoparticules luminescentes ouvrent la voie à une foule d'applications dans le domaine de la médecine, à commencer par la détection des cancers. De quelle manière? Fiorenzo Vetrone veut que ses nanoparticules pénètrent uniquement dans les cellules cancéreuses. Il suffirait alors de mesurer d'où provient la lumière émise pour délimiter les tumeurs.

Bien plus qu'un Lite-Brite

Certaines nanoparticules luminescentes sont connues depuis plusieurs années déjà. C'est le cas des boîtes quantiques, des nanocristaux de matériau semi-conducteur dont les propriétés s'apparentent à celles d'un atome, et qui sont étudiées depuis les années 1980. Lorsqu'elles sont bombardées de rayons ultraviolets (UV), leurs électrons sont excités puis dégagent l'énergie acquise sous forme de lumière visible.

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Source :
Marc-André Sabourin
PLANÈTE INRS
Le webzine de l'INRS, 13 mars 2012