2012-04-17 | UQ

Le fond du baril

Tôt ou tard, nous devrons nous en passer. Tôt ou tard, nous devrons apprendre à vivre sans lui. Il reste à connaître précisément la date de péremption. Les experts ne s'entendent pas sur le moment où se produira le fameux point de rupture, alors que la production mondiale commencera à diminuer. La Terre ne recèle pas de gisements pouvant satisfaire indéfiniment notre appétit toujours plus vorace pour l'or noir.

«Il reste des gisements de pétrole dit non conventionnel, mais ils sont beaucoup moins accessibles et plus coûteux à exploiter», note le biologiste Claude Villeneuve, titulaire de la Chaire en éco-conseil de l'UQAC. Ce pétrole non conventionnel, c'est celui que l'on trouve, par exemple, dans les sables bitumineux de l'Alberta ou dans les fonds marins de l'Arctique. «Il y aurait encore 100 milliards de barils dans l'Arctique et 175 milliards dans les sables bitumineux», ajoute le chercheur.

Alors, pourquoi vendre mon véhicule utilitaire sport? Parce que ce carburant, difficile d'accès, va coûter cher au consommateur. Rien à voir avec celui que l'on extrait des champs pétrolifères du Moyen-Orient, d'où semble jaillir sans fin des geysers de liquide noir et huileux.

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Source :
Gilles Drouin, « Le fond du baril »
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec, vol 2, no 1, 2012, pp. III-VI.