2012-04-20 | ETS

Des prothèses de la hanche qui s'ajustent aux patients

Chaque année, au Québec, quelque 5 000 personnes doivent se faire implanter une prothèse de la hanche. La clientèle, composée en grande partie de baby-boomers, est de plus en plus jeune, très active et souvent adepte d'entraînement intensif, comme la danse ou le hockey, ou de sports extrêmes. Or, actuellement, la durée de vie d'une prothèse ne dépasse pas 10 à 15 ans.

Le fait d'en prolonger la durée représente donc un enjeu important pour la qualité de vie des patients à long terme. Une équipe dirigée par Natalia Nuño, professeure-chercheure à l'ÉTS, a entrepris de s'attaquer à ce problème en misant sur le développement de design et de matériaux innovateurs pour des prothèses à la fois plus durables et moins invasives.

Les prothèses conventionnelles telles qu'utilisées dans une arthroplastie totale de la hanche sont composées de matériaux beaucoup plus rigides que l'os. « Quand on enlève une partie de l'os pour insérer la prothèse, il arrive que l'os autour de celle-ci se résorbe progressivement. L'os est en effet un tissu vivant qui n'est plus autant sollicité mécaniquement. Avec le temps (10 à 15 ans), la prothèse descelle. C'est pourquoi nous travaillons à améliorer le matériau ainsi que le design de la prothèse de façon à ce qu'elle se rapproche davantage de la structure et des propriétés mécaniques de l'os », explique Natalia Nuño.

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Source :
Directions des commmunications, ÉTS