2012-05-02 | UQ

Une prison pour le carbone

L'idée est toute simple. «En faisant pousser plus d'arbres, on emprisonnera plus de CO2, dit Nicolas Bélanger. La nature sait comment séquestrer du gaz carbonique. Il faut utiliser cet atout au maximum. Un arbre, c'est un réservoir de carbone.»

Dès qu'elles reçoivent de la lumière, toutes les plantes de la Terre commencent cette fascinante activité biochimique qu'est la photosynthèse. Patiemment, elles captent les molécules de CO2 de l'atmosphère et, alimentées à l'énergie solaire, les utilisent comme matière première pour en faire des molécules plus complexes : des sucres, de la cellulose, de la lignine, etc.

«Il faut faire de la sylviculture plus intensive, choisir des essences à croissance rapide, planter dans les sols délaissés par l'agriculture. Bref, il faut innover en matière de production d'arbres», dit Nicolas Bélanger, professeur à la TÉLUQ, l'université à distance de l'UQAM, et chercheur au Centre d'étude de la forêt.

Sur la photo : Plantation de saules en milieu agricole. Un hectare peut compter 15 000 arbres et séquestrer 10 tonnes de carbone par année.

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Source :
Joël Leblanc, « Changement de cap »
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec, vol 2, no 1, 2012, p. XI.