2012-06-26 | INRS

Stockage du CO2 dans les bassins sédimentaires du Québec : une approche novatrice pour épargner la planète

Photos © Denis Chalifour

Et s'il était possible de remonter le temps? De revenir en arrière afin d'amoindrir l'impact de l'Homme sur notre fragile planète et son climat? En cherchant à retourner le CO2 émis par les combustibles fossiles vers les profondeurs de la Terre, le professeur Michel Malo du Centre Eau Terre Environnement et son équipe contribuent à «renverser la vapeur» et à diminuer l'apport de gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère par le secteur industriel.

«Avec 96% de notre électricité provenant de l'hydraulique au Québec, on a tendance à oublier qu'aux États-Unis, environ 50% de l'électricité provient de centrales thermiques au charbon!», s'exclame Michel Malo, géologue et titulaire de la Chaire de recherche sur la séquestration géologique du CO2, financée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). En effet, plus de la moitié des émissions de CO2 mondiales proviennent de «grands émetteurs», c'est-à-dire des centrales thermiques, des raffineries, des cimenteries et des alumineries, par exemple. En captant le CO2 directement de ces usines, il est possible ensuite de le transporter pour finalement l'enfouir profondément dans le sol, où il sera séquestré potentiellement sur un laps de temps indéfini. Évidemment, plusieurs mesures d'économie d'énergie doivent être adoptées simultanément afin de réduire notre empreinte sur le climat, mais «la séquestration géologique du carbone fait partie des multiples démarches prônées par les experts en climatologie», affirme le professeur.

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Source :
Christiane Dupont
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