2012-07-04 | INRS

L'herbe n'est pas toujours plus verte chez le voisin... immigrant

Photo © Christian Fleury

Dans son bureau du Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS, à deux pas du quartier chinois de Montréal, le professeur Nong Zhu se penche sur les inégalités de revenus chez les immigrants du Québec. En explorant les données statistiques des vingt-cinq dernières années, cet expert poursuit un objectif : construire des modèles économiques pour expliquer -- et solutionner -- l'intégration souvent partielle des immigrants, notamment ceux du Sud, à la société québécoise.

L'économie du Québec est en croissance. Même la crise économique mondiale de 2009, malgré une sévérité inattendue, ne l'a pas trop altérée. Avec un taux de chômage stable aux environs de 8 %, la province est prospère, et on pourrait penser que tous les citoyens tirent parti de cette situation de manière égalitaire. Or, ce n'est pas le cas. «Les immigrants du Québec sont bien plus nombreux à ne pas avoir d'emploi, précise Nong Zhu. Mes travaux visent à trouver des explications à ce désavantage des immigrants sur le marché du travail québécois.»

Lui-même venu d'ailleurs, le professeur Zhu a fait face aux problèmes d'insertion au marché de l'emploi à son arrivée au Québec. «Tout m'était inconnu, je commençais une nouvelle vie. Il m'a fallu une période de transition et, en tant que chercheur, j'ai dû réorienter mes axes de recherche. Malgré mon éducation, j'ai eu quelques difficultés, alors imaginez ce que vivent les autres arrivants...»

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Source :
Joël Leblanc
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