2012-09-19 | INRS

La pénible traversée des saumons sous les routes du Québec

Photos © Marc Robitaille

«Quand on demande aux gens quel est le pire obstacle pour les saumons, ils répondent souvent : les barrages. Pourtant, il n'y en a pas beaucoup si on compare au nombre incroyable de ponceaux qui passent sous nos routes et nos chemins forestiers», constate Normand Bergeron, spécialiste de la dynamique des rivières et de l'habitat des poissons au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, à Québec.

Ces gros tuyaux faits de ciment ou de tôle permettent aux ruisseaux et aux petites rivières de traverser sous les routes, mais ils constituent souvent des barrières infranchissables pour les poissons qui voyagent entre leurs lieux de reproduction, d'alimentation, de même que leurs refuges contre les prédateurs et les intempéries. Premiers touchés : les saumons et les truites, espèces emblématiques de nos cours d'eau. En étudiant la capacité de ces poissons à traverser différents types de ponceaux, Normand Bergeron et son équipe produisent des modèles qui aident les ingénieurs à concevoir des infrastructures mieux adaptées aux écosystèmes.

Le Québec regorge de ruisseaux et de rivières. Dans un monde idéal, il y aurait des ponts à chaque croisement entre une route et un cours d'eau. La vie des poissons n'en serait que très peu perturbée. Mais la réalité est différente : les ponts sont chers et complexes à construire. Les ponceaux, eux, constituent une solution économique et pratique. « Il faut voir à quelle vitesse le ponceau est installé quand on construit un chemin forestier, raconte Normand Bergeron. On dépose le tuyau de tôle ondulée ou de béton, on remblaie par-dessus et c'est terminé. »

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Source :
Benoît Lacroix
PLANÈTE INRS
Le Webzine de l'INRS
11 septembre 2012