2012-09-20 | UQAM

Suicide : pour des actions mieux ciblées

Les taux de suicide et les caractéristiques des personnes qui se sont enlevé la vie varient beaucoup d'un territoire à l'autre dans la région de Montréal. Le territoire couvert par le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Jeanne-Mance, par exemple, présente le plus haut taux de suicide -- 17,4 pour 100 000 habitants --, alors que celui du CSSS de l'Ouest-de-l'Île affiche un taux de 5,1, révèle une étude dirigée par la professeure Janie Houle, du Département de psychologie.

Cette recherche exploratoire, la plus exhaustive effectuée jusqu'à présent dans la métropole, tente d'établir le profil des personnes décédées par suicide sur chacun des 12 territoires couverts par les CSSS, entre 2007 et 2009. Au cours de ces années, plus de 500 personnes se sont suicidées à Montréal, région qui compte le plus grand nombre de décès par suicide au Québec.

«Nous disposons de données générales qui sont peu utiles pour guider les interventions, surtout dans une ville multiculturelle comme Montréal, composée d'une mosaïque de quartiers avec des populations très différentes, souligne la chercheuse. En collaboration avec leurs partenaires du milieu communautaire, les CSSS ont la responsabilité de mettre en oeuvre des stratégies efficaces de prévention du suicide. Le hic est qu'ils disposent de peu d'information sur les particularités des personnes ayant commis un suicide.»

Sur la photo : La professeure Janie Houle.

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Source :
Journal L'UQAM, vol. XXXIX, no 2 (17 septembre 2012)