2012-09-28 | INRS

Brouiller la communication entre les bactéries

Photos © Christian Fleury

Pour le commun des mortels -- et même ceux qui ont suivi quelques cours de biologie --, une bactérie se résume à un petit organisme unicellulaire qui, dans certains cas, s'avère pathogène et cause des infections. Que nenni : les bactériologistes savent aujourd'hui que ces minuscules entités entretiennent une véritable « vie sociale » puisqu'elles cohabitent, communiquent et coopèrent avec leurs semblables.

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sociomicrobiologie, Éric Déziel pousse la recherche encore plus loin. Son pari : démontrer qu'il est possible de déjouer la résistance des bactéries aux antibiotiques en brouillant leurs signaux de communication.

Pendant plus de deux siècles, les scientifiques ont étudié les bactéries dans leur plus simple appareil. Ils les ont isolées, purifiées puis placées dans un environnement le plus contrôlé possible. Microbiologiste et professeur au Centre INRS?Institut Armand Frappier, Éric Déziel considère toutefois qu'il s'agit d'une façon de faire aujourd'hui complètement dépassée : «Par leur approche réductionniste, les microbiologistes ont oublié que les bactéries domestiquées qu'ils étudiaient en laboratoire étaient tellement prises hors contexte qu'elles ne réalisaient pas plusieurs des fonctions qu'elles auraient exprimé dans leur environnement naturel.»

Lire l'article complet

Source :
Marianne Boire
PLANÈTE INRS, 11 septembre 2012