2012-10-03 | UQ

Trois professeurs et trois étudiants de l'Université du Québec honorés au Gala de l'ACFAS

Trois professeurs et trois étudiants du réseau de l'Université du Québec ont été récompensés lors de la 82e édition du Gala de l'ACFAS, qui s'est tenu hier à Montréal. Masoud Farzaneh, professeur au Département des sciences appliquées de l'Université du Québec à Chicoutimi UQAC), s'est mérité le Prix Urgel-Archambault, Alain Fournier, directeur scientifique du Centre INRS-Institut-Armand-Frappier, a obtenu le prix Adrien-Pouliot, et Marie-Pier Éthier, étudiante au doctorat en sciences de l'environnement à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), a reçu le Prix Ressources naturelles. Annie Chalifour, étudiante au doctorat en biologie, et Jean-Bastien Lambert, étudiant à la maîtrise en écologie forestière, tous deux de l'UQAM, ont également été récompensés pour les travaux qu'ils ont présentés au Concours de vulgarisation de la recherche. Monique Boily, professeure associée au Département des sciences biologiques de l'UQAM, a également reçu le 2e Prix du concours de photographie La preuve par l'image.

Sur la photo (de haut en bas) : Masoud Farzaneh, Alain Fournier, Marie-Pier Éthier, Annie Chalifour, Jean-Bastien Lambert et Monique Boily.


Prix ACFAS 2012

Masoud Farzaneh -- Prix Urgel-Archambault

Masoud Farzaneh se mérite le Prix Urgel-Archambault pour ses travaux de recherche sur le givrage atmosphérique des réseaux aériens de transport et de distribution d'électricité. M. Farzaneh a débuté sa carrière à l'UQAC en 1982, à titre de chercheur invité, et ensuite comme professeur depuis 1984. En 1997, il devient titulaire de la Chaire de recherche industrielle CIGELE et, en 2003, de la Chaire de recherche du Canada INGIVRE sur l'ingénierie du givrage atmosphérique, en plus d'être à la tête du Centre international CENGIVRE qu'il a fondé en 2003. Au niveau international, il est activement impliqué dans des activités de plusieurs organismes, comme IEEE (Institution of Electrical and Electronical Engineers) et CIGRÉ (Conseil international des grands réseaux électriques), à titre de président de comités, membre de comités exécutifs, de comités de rédaction de revues scientifiques, et d'organisateur de rencontres et de conférences. Masoud Farzaneh est au coeur d'une équipe constitué de près de 80 personnes comprenant des chercheurs, étudiants et techniciens, ainsi que d'une quarantaine de collaborateurs, regroupés au CENGIVRE. Parmi les nombreuses réalisations scientifiques du professeur Farzaneh et de son équipe, mentionnons le premier modèle mathématique de prédiction de l'arc électrique de contournement sur des isolateurs recouverts de glace, ainsi que le développement des premiers revêtements glaciophobes nanostructurés. Le Prix Urgel-Archambault est doté d'une bourse de 5000$.

Alain Fournier -- Prix Adrien-Pouliot

Alain Fournier est reconnu à l'échelle internationale pour ses recherches sur les peptides, un type de molécules essentielles pour de multiples fonctions du corps humain. De concert avec des équipes de recherche françaises, il étudie diverses facettes de leurs propriétés biologiques et évalue leur potentiel thérapeutique, notamment dans le but de traiter les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des maladies neurodégénératives telles que le Parkinson et la maladie d'Alzheimer. Depuis de nombreuses années, son équipe de recherche coopère avec le professeur Hubert Vaudry et le chercheur David Vaudry du Laboratoire de Différenciation et Communication Neuronale et Neuroendocrine de l'Université de Rouen en France. Entre autres, grâce à une entente Inserm-INRS, cette collaboration de longue date a été consolidée par la mise sur pied en 2006 du Laboratoire international associé (LIA) Samuel de Champlain. Ce laboratoire fait partie de la vingtaine de structures LIA de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale de France) établies à travers le monde. Le Prix Adrien-Pouliot inclut une bourse de 5000$.

Marie-Pier Éthier -- Prix Ressources naturelles

Marie-Pier Éthier, de l'UQAT, remporte le Prix Ressources naturelles pour ses recherches sur le comportement hydrogéochimique des résidus accumulés sur les sites miniers abandonnés, et plus précisément, pour ses travaux sur l'oxydation indirecte des sulfures par les ions ferriques présents dans les eaux interstitielles. L'objectif de sa recherche doctorale est d'évaluer la performance des systèmes existants de recouvrement des résidus, en vue d'optimiser les méthodes de restauration. Parallèlement à ses travaux en laboratoire, la chercheuse s'est vue offrir un accès au site Manitou (une ancienne mine de zinc et de cuivre située à 15 km au sud-est de Val-D'Or), où déjà huit stations instrumentées colligent des données tant sur les niveaux phréatiques, la température que sur les flux et les consommations d'oxygène. Marie-Pier Éthier a obtenu le Prix jeune innovateur de l'ADRIQ en 2011, une bourse de 1000 $ pour le fruit de ses recherches effectuées en milieu de pratique. À l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, elle s'implique dans son milieu à travers la commission des études, le comité de son programme, l'association étudiante et l'organisation de séminaires. Le Prix Ressources naturelles est accompagné d'une bourse de 5000$.

Concours de vulgarisation de la recherche

Annie Chalifour -- Les cyanobactéries, des cols bleus microscopiques

Annie Chalifour, de l'UQAM, s'est distinguée au Concours de vulgarisation de la recherche pour sa présentation intitulée Les cyanobactéries, des cols bleus microscopiques. Après avoir étudié l'effet des herbicides sur les algues microscopiques et les cyanobactéries pendant plusieurs années, elle s'est demandée comment ces mêmes microorganismes pouvaient interagir avec les contaminants et participer à leur dégradation, un phénomène aussi appelé bioremédiation : «Les solutions se trouvent dans la nature. Les microorganismes s'adaptent si efficacement qu'ils deviendront rapidement de puissants outils pour détoxifier l'eau, l'air et les sols. Toutefois, on n'arrivera jamais à protéger la planète si on continue d'y déverser des tonnes de produits chimiques...» D'où la nécessité pour la biologiste Annie Chalifour de vulgariser les enjeux environnementaux et de sensibiliser les gens aux problèmes de pollution.

Jean-Bastien Lambert -- Arbres morts bien vivants

Jean-Bastien Lambert, de l'UQAM, s'est démarqué au Concours de vulgarisation de la recherche pour sa présentation intitulée Arbres morts bien vivants, qui illustre pourquoi les arbres morts permettent à plusieurs espèces d'arbres de germer, de survivre et de se perpétuer au fil du temps. Passionné depuis toujours par les arbres et les plantes, l'étudiant complète une maîtrise orientée vers écologie forestière. Selon lui : «Pour convaincre les gens de protéger leur environnement, encore doivent-ils le connaître. Notre responsabilité est donc d'informer les gens.» Voilà le devoir que se donne Jean-Bastien : transmettre et vulgariser les connaissances avec enthousiasme et passion!

Concours La preuve par l'image

Monique Boily se mérite le 2e Prix du concours La preuve par l'image pour une photographie illustrant la façon dont les abeilles transportent le pollen, une source d'entrée de nombreux contaminants dans la ruche. Monique Boily est professeure associée dans le Département des sciences biologiques de l'UQAM et agente de recherche pour le TOXEN/CIRÉ. Ses projets de recherche concernent les effets des substances toxiques sur les organismes vivants, principalement les oiseaux, les amphibiens, les poissons et dernièrement, les abeilles. Son expertise consiste à développer et à valider des biomarqueurs pouvant être utilisés chez les espèces fauniques afin de sonder l'état de santé des écosystèmes.

Source :
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