2012-10-31 | INRS

Classe verte dans le nord du Québec

Photo : Marc Robitaille

Les glaces de la banquise arctique n'ont jamais été si minces que pendant l'été 2012. Ce record historique est perçu par la communauté scientifique comme une sirène d'alarme. Si la calotte glaciaire disparaît totalement pendant la saison estivale d'ici quelques décennies, quelles seront les conséquences sur l'environnement et le quotidien des peuples nordiques?

Les chercheurs se bousculent littéralement aux portes du Nord pour étudier les impacts de ces bouleversements précipités sur les écosystèmes et les communautés autochtones. Mais pour réaliser ce type de recherche, il faut s'assurer d'un suivi à long terme et d'un intérêt soutenu pour la cause environnementale chez les habitants des communautés nordiques. Comment instaurer une continuité entre les projets scientifiques dont la durée est de seulement trois ans en moyenne? La professeure Monique Bernier et le professionnel de recherche Yves Gauthier, du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, détiennent peut-être la solution : impliquer les jeunes Inuits du secondaire dans la cueillette de véritables données de recherche.

Depuis septembre, les écoles secondaires des 14 villages du Nord-du-Québec ont intégré à leur programme éducatif le projet Avativut (Notre environnement, en inuktitut). En collectant des données en continu, les élèves constituent une sorte de « mémoire instantanée» des changements environnementaux. Comme l'indique Yves Gauthier, «pourquoi attendre seulement dans 30 ans pour demander aux Aînés ce qu'ils ont vu au fil des années? Autant prendre des notes tout de suite, car lorsqu'un projet d'études dans le Nord se termine, les prises de données cessent, alors que pour faire un suivi adéquat des changements climatiques, il faut une longue continuité de données». Sans oublier que «les changements climatiques ne durent malheureusement pas trois ans», philosophe Monique Bernier.

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Source :
Christiane Dupont
PLANÈTE INRS.ca