2012-11-05 | INRS

Convertir l'énergie solaire pour pas cher et avec panache

Photo © Christian Fleury

À sa tignasse en bataille, sa barbe fournie et la petite étincelle gamine derrière son regard, on l'aurait parié : le physicien Alberto Vomiero doit en partie sa prolifique carrière scientifique... au mouvement scout! Le jeune chercheur italien, qui souhaite développer des panneaux solaires de nouvelle génération, intégrait récemment le laboratoire du professeur Federico Rosei. Pendant deux ans, comme stagiaire postdoctoral, il fera progresser ses travaux au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS, et ce, grâce à une prestigieuse bourse Marie-Curie, qui permet à des chercheurs européens prometteurs de séjourner à l'étranger pour établir de nouvelles collaborations.

Alberto Vomiero a atterri à Montréal il y a quelques semaines avec femme et enfants. Son but pendant son excursion en sol québécois? Mieux comprendre les mécanismes, à l'échelle de l'atome, qui transforment la lumière en énergie à la surface de ses prototypes de panneaux solaires. Le laboratoire à la fine pointe de Federico Rosei dispose justement de tout l'équipement nécessaire pour parvenir à ses fins.

La nanotechnologie au service de l'énergie solaire

Les panneaux solaires actuels utilisent le silicium pour convertir la lumière en électricité. Il y a plus de 20 ans, le Suisse Michel Grätzel pense à remplacer le silicium par une couche de dioxyde de titane. Un matériau « très commun et abordable », souligne Alberto Vomiero, moins cher que le silicium, disponible en grande quantité et plus écologique. Or, au départ, il n'était ni assez stable ni assez efficace pour des applications industrielles.

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Source :
Amélie Daoust-Boisvert
PLANÈTE INRS.ca
16 octobre 2012