2012-11-21 | UQAR

Érosion des berges, le défi de la vision à long terme

Le professeur Steve Plante.

L'érosion des berges est l'une des conséquences des changements climatiques qui touchent directement les communautés côtières. Un enjeu fort complexe qui interpelle l'Alliance de Recherche Universités-Communautés sur les défis des communautés côtières de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.

La question des changements climatiques défraie les manchettes à un rythme accéléré depuis quelques années. «On voit que les tempêtes, les inondations et autres événements se rapprochent de plus en plus dans le temps», observe le professeur Steve Plante, codirecteur de l'ARUC sur les défis des communautés côtières de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.

«Le fleuve se réchauffe, les couverts de glace diminuent, il y a de plus en plus d'humidité, le niveau marin est rehaussé. Cela amène des transformations dans les cycles naturels océaniques, de l'estuaire et du golfe. L'aspect biophysique a primé au cours des quinze dernières années. Bien qu'important, cet aspect ne peut être pris en compte hors de son contexte social et politique. Quand on parle de communauté, il est question d'une multitude de dimensions (sociale, économique, politique) qu'il importe de moduler pour que celle-ci s'adapte à ces changements afin d'assurer une transformation durable de nos habitudes. Comme les gens pensaient que les problèmes d'érosion se déroulaient surtout ailleurs par le passé, les gens n'ont pas modifié leurs manières d'occuper le territoire», poursuit M. Plante.

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Source :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info, 16 novembre 2012