2012-11-28 | UQAM

Santé publique : la prévention précoce en question

Photo : Nathalie St-Pierre

Le 15 novembre dernier, un groupe d'experts canadiens a publié un rapport d'enquête insistant sur l'importance de mener des interventions précoces et soutenues auprès de familles exposées à l'adversité. Selon le rapport, les expériences défavorables -- maltraitance, abus, négligence -- vécues durant la petite enfance risquent d'entraîner des problèmes comportementaux à l'adolescence et à l'âge adulte, comme le décrochage scolaire, la dépression et l'anxiété. En matière de santé publique, la tendance à l'échelle internationale, depuis les années 1990, est à l'application de programmes de prévention de plus en plus précoce auprès de familles dites vulnérables

Le premier numéro hors série de la revue Nouvelles pratiques sociales (NPS), que dirige le professeur Michel Parazelli, de l'École de travail social, interroge les fondements théoriques, éthiques et politiques de la prévention précoce, dont certaines approches se sont imposées au Québec, au Canada et en Europe. Paru au printemps 2012, ce numéro réunit des articles signés par des chercheurs universitaires et par des intervenants québécois et français des milieux communautaires dans les secteurs de la santé et des services sociaux.

Au cours des 20 dernières années, l'État québécois a élaboré plusieurs programmes qui consacrent la prévention précoce comme l'orientation à privilégier. En 2000 par exemple, le gouvernement a annoncé l'octroi de 22 millions de dollars sur six ans pour un programme ciblant de jeunes mères monoparentales et visant à prévenir les difficultés d'adaptation sociale chez les enfants, grâce, notamment, à l'acquisition de saines habitudes de vie. Puis, en 2008, un nouveau fonds de 400 millions de dollars sur dix ans a été créé pour le développement des enfants de 0 à 5 ans en situation de vulnérabilité.

Sur la photo : Michel Parazelli.

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Source :
Claude Gauvreau
Journal L'UQAM,
Vol. XXXIX, no 7 (26 novembre 2012)