2012-12-17 | UQ

Preneur de son 2.0

Photos © Christian Fleury

Google, Huawei, Amazon, Apple, HTC, Samsung : les géants des télécommunications sont gourmands d'innovation. Jacob Benesty en sait quelque chose : son téléphone ne dérougit pas de leurs demandes. Le professeur au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS leur sert invariablement un refus -- sa vie de chercheur le comble --, mais de nombreuses idées qui ont d'abord pris forme sur son ordinateur sont utilisées dans l'industrie. Son dada? Il rêve d'un son clair et limpide qui nous fera confondre une conversation au cellulaire ou en ligne avec une rencontre en chair et en os.

À l'heure des téléphones intelligents, de Skype, de l'enseignement à distance et de la télémédecine, étrangement, «nous n'avons toujours pas de solution pour la prise de son correcte», lance le chercheur. Il s'étonne que des problèmes vieux de 60 ans restent irrésolus. Lors de notre rencontre à son bureau du centre-ville de Montréal, je captais justement notre conversation avec un iPod touch muni d'un micro relativement dispendieux qui me laisse encore sur ma faim. «En écoutant cet enregistrement, vous n'allez probablement pas être satisfaite. Même si je parle fort», observe le fin limier. L'industrie se préoccupe de cette impasse technologique : pour rendre une conversation sur Skype naturelle, ou l'enseignement en ligne moins endormant, il faut régler le problème du son.

Interférences sur les ondes

Réduire l'écho, les bruits de fond, la réverbération et l'interférence pourrait rendre la conversation intelligible et reposante en toute circonstance -- sur la rue, dans une salle où plusieurs personnes prennent la parole ou dans un bloc opératoire.

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Source :
Amélie Daoust-Boisvert
PLANÈTEINRS.ca, 11 décembre 2012