2012-12-21 | INRS

Trouver le consensus dans la discorde

Photos © Christian Fleury

Le quartier dévitalisé de Griffintown, à un jet de pierre du centre-ville de Montréal, a fait l’objet de nombreuses controverses : projet avorté de complexe de divertissement par le Casino de Montréal et le Cirque du Soleil, nombreuses propositions de développement immobilier et commercial, toutes contestées à des degrés divers... C’est le genre de quartiers sensibles qui intéressent Mathieu Pelletier, stagiaire postdoctoral au Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS et récipiendaire d’une prestigieuse bourse Banting. Contrairement aux idées reçues, le chercheur en études urbaines croit que ces conflits peuvent être tout à fait bénéfiques pour le développement d’une ville.

Au cours des deux prochaines années, sous la supervision du professeur Jean-Pierre Collin, Mathieu Pelletier approfondira cette idée dans le cadre d'une comparaison Québec-Montréal-Gatineau pour la période 2002-2011. Il essaiera de déterminer si les contestations populaires qui ont éclaté dans les trois villes ont permis d'améliorer les projets de développement concernés, et comment ces dynamiques de confrontation se comparent à des processus de consultation officiels menés par les municipalités.

Des conflits productifs

«L'impression générale est que si les citoyens sont consultés, il n'y aura pas de conflits et que le projet sera meilleur», explique Mathieu Pelletier. C'est pour cette raison que, au cours des années 1990-2000, certaines villes ont créé des mécanismes de consultation, comme l'Office de consultation publique de Montréal ou les conseils de quartiers, à Québec. «La consultation ne donne toutefois pas toujours les meilleurs résultats. La contestation citoyenne a aussi des avantages. Un de ceux-là est de mettre très rapidement le doigt sur les aspects problématiques d'une initiative, alors qu'une consultation est généralement exhaustive et parfois rigide, ce qui ne convient pas à tout le monde», soutient le géographe de formation.

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Source :
François-Nicolas Pelletier
PLANÈTEINRS.ca, 12 décembre 2012