2013-07-04 | ETS

La fusée haute performance du club RockÉTS : Première envolée, premier trophée

À sa première participation à l'Intercollegiate Rocket Engineering Competition (IREC), qui s'est déroulée à Green River en Utah du 20 au 22 juin dernier, l'équipe de l'ÉTS a remporté la 2e place de la compétition avec sa fusée Emerillon, juste derrière l'équipe de l'École Polytechnique (fusée Zephyr 2).

D'ailleurs, quand on connait les liens qui unissent les deux équipes pour la réalisation de leurs fusées, on ne s'étonne pas de ce «podium montréalais». En effet, si le capitaine du club RockÉTS, Carl Demchuck, a pu à la fois recruter une première équipe en 2012, développer un premier prototype et offrir une performance aussi flamboyante à sa première compétition, c'est en partie grâce aux bons conseils de l'équipe de l'École polytechnique de Montréal.

L'échange d'information apparaît d'ailleurs comme une pratique courante dans le domaine des fusées. D'après le capitaine de RockÉTS, il y a si peu d'information disponible sur le sujet que les équipes profitent de leurs rares rencontres pour échanger leurs connaissances, et cela même en pleine compétition.

Le défi consiste à concevoir une fusée qui atteindra le plus précisément possible l'altitude visée de 10 000 pieds en transportant une charge utile de 10 livres, et qui reviendra au sol intacte.

Pour son baptême de l'air, la fusée Emerillon de l'ÉTS a atteint une altitude de 11 021 pieds! Le spectaculaire vidéoclip ci-joint illustre très bien le défi relevé.

Les juges de la compétition ont été impressionnés par les qualités techniques de la fusée, par son design et par les talents de l'équipe au chapitre de l'organisation. Bref une performance qui a immédiatement cristallisé la volonté de l'équipe RockÉTS à s'inscrire l'an prochain dans les deux catégories de la compétition, soit la catégorie de base à 10 000 pieds, et la catégorie avancée à 25 000 pieds.

Pour la compétition de 2014, les étudiants de l'ÉTS ont déjà inscrit à leur programme la conception d'un moteur hybride : un des défis de l'heure dans le grand domaine de l'aérospatial. La fabrication des tubes en fibre de carbone sera également optimisée. Enfin, tout sera mis en oeuvre pour remporter la première position à l'IREC, et peut-être même pour participer à d'autres compétitions.

Les carrières de l'espace sont encore rares au Canada. Mais plusieurs secteurs économiques organisent leur avenir à long terme dans l'espace. Les compétitions comme l'Intercollegiate Rocket Engineering Competition contribuent aujourd'hui à développer l'intérêt des jeunes pour les carrières en aérospatial de demain.

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Sources:
Emmanuelle Berthou
Agente d'information
École de technologie supérieure
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