2013-07-18 | UQTR

Thèse de doctorat - Développement de nouveaux composés anticancéreux pour le traitement des cancers féminins

Actuellement, un des moyens les plus efficaces pour vaincre le cancer est d'avoir recours à la chimiothérapie. Malgré l'efficacité des agents anticancéreux existants, l'administration de ces derniers engendre des effets secondaires importants chez les patients, ce qui affecte grandement leur qualité de vie. Depuis quelques années déjà, des équipes de chercheurs se sont penchées sur le développement d'une nouvelle technique permettant d'amener un médicament connu à un endroit spécifique dans le corps; il s'agit du ciblage thérapeutique. Via cette technique, il serait possible de concentrer l'action d'un composé anticancéreux au niveau de l'organe touché par le cancer principalement, laissant ainsi les cellules saines intactes.

Dans le cadre de ce doctorat, des agents chimiothérapeutiques connus, le chlorambucil et le cisplatine, furent liés à la tyrosine, un acide aminé essentiel. Considérant que cette dernière présente certaines analogies structurales avec l'hormone sexuelle féminine, l'estradiol, la tyrosine pourrait imiter l'hormone naturelle et lier le récepteur des estrogènes, lequel est principalement présent au niveau des cellules cancéreuses du sein. À ce stade, le dérivé cytotoxique, pourrait agir et limiter la prolifération cellulaire. Ainsi, ces nouveaux composés hybrides pourraient être utiles pour le traitement des cancers féminins.

Sur la photo : La doctorante Caroline Descôteaux auteure de la thèse de doctorat enbiologie cellulaire et moléculaire (oncologie) intitulée «Développement de nouveaux composés anticancéreux pour le traitement des cancers féminins».

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Source :
EnTête, 7 juillet 2013