2013-09-18 | INRS

Geneviève Bordeleau, exploratrice de talents

Photo © Christian Fleury

Geneviève Bordeleau. Profession : chercheuse (passionnée). Leitmotiv : «Sortir de ma zone de confort, trouver des solutions concrètes à des problèmes environnementaux et être à l'avant-scène de la recherche.» À la Commission géologique du Canada, son employeur depuis mai 2013, la diplômée du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS ne risque pas de s'ennuyer. En effet, après avoir flirté avec des explosifs pendant son doctorat en sciences de l'eau terminé en 2012, elle travaille désormais à évaluer les impacts potentiels de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste sur les eaux souterraines.

Les médias ont beau s'enflammer sur les dangers liés à l'exploration des gaz de schiste, reste que très peu d'études ont été publiées sur le sujet. «Le cas du Québec est particulier. Ici, il y a eu très peu d'exploration dans ce domaine. Et contrairement aux États-Unis, nous allons pouvoir déterminer la qualité des eaux à t0, c'est-à-dire avant une exploitation potentielle des gaz de schiste», indique Geneviève Bordeleau.

Simple à dire, mais comment fait-on sur le terrain? «Concrètement, entre autres, on analyse les isotopes du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène dans les eaux peu profondes des aquifères qui servent à l'alimentation en eau potable, explique la chercheuse. Une signature unique qui, comparée à celle aussi unique du gaz naturel piégé dans les formations rocheuses plus en profondeur, permettra de mettre en évidence s'il existe des voies de migration naturelle entre les réservoirs de méthane et la nappe phréatique, ou si les couches géologiques qui les séparent sont étanches.»

Source :
Bruno Geoffroy
PLANÈTEINRS.CA
11 septembre 2013