2013-09-23 | ENAP

Rapport évolutif du LEPPM - La doctrine Gérin-Lajoie : un aggiornamento nécessaire

Lors de son premier discours de politique générale, prononcé devant le Conseil des Relations internationales de Montréal, le 11février 2012, le nouveau ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, se plia, comme pratiquement tous ses prédécesseurs depuis la Révolution tranquille, à un exercice de définition des raisons qui poussaient que le Québec, nation non souveraine, à mener une politique active sur le plan international. Le ministre affirma, en des termes simples et directs, que le Québec avait des intérêts à défendre vis-à-vis de l'étranger dans plusieurs domaines, intérêts qu'il détailla dans la suite de son intervention.

Un auditeur attentif, au fait de la teneur des discours du même type prononcés parles responsables gouvernement aux québécois, depuis le milieu des années soixante, n'a pu manquer d'être surpris de ce que le ministre choisit de ne pas dire, plutôt que par ce qu'il a dit. En effet, M.Lisée ne dit mot de la doctrine Gérin-Lajoie, fondement juridique revendiqué de l'action internationale du Québec depuis bientôt un demi-siècle. L'approche du ministre paraissait reposer sur des considérations politico/économiques, plutôt que des affirmations juridico-constitutionnelles. M. Lisée est un fin connaisseur du dossier des relations internationales du Québec, domaine où il a assumé aussi bien les fonctions de conseiller politique, de journaliste, d'écrivain et de chercheur universitaire. Il est parfaitement au fait, sans aucun doute, de l'existence de la doctrine Gérin-Lajoie et de la place qu'elle occupe dans le paysage politique québécois depuis longtemps.

Quelques jours plus tard, lors de la défense des crédits du ministère à l'Assembléenationale3, d'une durée de trois heures, le ministre, comme d'ailleurs son interlocuteur libéral, ancien ministre des Relations internationales 4 , aurait pu rappeler l'importance traditionnellement accordée par le gouvernement du Québec à cette doctrine. Aucun des deux ne l'a fait.

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Source :
Direction des communications, ENAP