2013-09-30 | INRS

Guillaume Girard, maestro d'instruments de mesure

Photo © Christian Fleury

Enfant, Guillaume Girard adorait dessiner des schémas et des tableaux, comme d'autres se lancent dans les mangas ou le détail de la panoplie de Superman. À 33 ans, ce titulaire d'une maîtrise en sciences de l'énergie et des matériaux, obtenue en 2005 au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS, poursuit dans la même veine, soit donner du corps aux systèmes qui naissent de son imagination. Sauf qu'il a troqué le papier pour un tableau blanc magnétique et qu'il travaille de concert avec ses collègues ingénieurs et ses clients.

Québec. Cette entreprise, qui compte 145 000 employés dans une centaine de pays dans le monde, développe et fabrique notamment des instruments d'analyse des gaz dans l'espace pour l'Agence spatiale canadienne, des instruments de mesure pour le contrôle des polluants rejetés par divers types d'industries ou des applications destinées à l'industrie pétrochimique. Une diversité de projets qui colle bien aux intérêts professionnels de Guillaume Girard. «Je considère mon métier un peu comme celui d'un chef d'orchestre, lance-t-il en souriant. Je prends d'abord connaissance des besoins techniques des clients, puis nous cherchons une solution en équipe. Chaque ingénieur spécialisé en électronique, en optomécanique ou en logiciel conçoit ensuite une partie de l'instrument. Je participe avec mes collègues aux tests du prototype, avant de vérifier avec le client si le produit final lui convient.»


École de recherche

Son séjour de quelques années dans le Laboratoire de sources femtosecondes (ALLS) de Jean-Claude Kieffer, professeur au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS, l'a bien préparé à ce rôle de coordonnateur de talents. En effet, Guillaume Girard a été plongé assez vite dans la réalité d'un milieu de recherche stimulant, conjuguant des professionnels du milieu hospitalier et des scientifiques universitaires. Codirigée par le professeur Kieffer et Isabelle Brunette, médecin à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeure au département d'ophtalmologie de l'Université de Montréal, sa maîtrise en sciences de l'énergie et des matériaux lui a donné l'occasion d'améliorer les méthodes de microchirurgie au laser utilisées pour corriger certaines maladies de la cornée.

Source :
Pascale Guéricolas
PLANÈTEINRS.ca