2013-10-25 | UQ

Un choc culturel

Le phénomène a longtemps été négligé: l'arrivée, dans le monde du haut savoir, de jeunes dont les parents n'ont jamais fréquenté le cégep ou l'université. Entrevue à double voix avec Carole Vezeau, professeure associée, et Thérèse Bouffard, professeure du département de psychologie de l'UQAM.

Les travaux portant sur les étudiants de première génération (EPG) trouvent un écho particulier dans le contexte des discussions sur l'avenir de l'enseignement supérieur. Qui sont ces étudiants?

Carole Vezeau (C.V.) : Ils peuvent vivre des difficultés d'adaptation au moment de leur passage du niveau secondaire au niveau collégial, puis du niveau collégial au niveau universitaire.

Thérèse Bouffard (T.B.) : C'est un choc culturel pour eux, une difficulté supplémentaire à surmonter. Car le collège ou l'université sont, à leurs yeux, des pays étranges. Rien, au sujet de ces institutions, n'a pu leur être transmis par la famille.

C.V. Et si leurs parents valorisent tout de même les études supérieures, ils n'ont malheureusement pas toujours les ressources pour soutenir leur enfant. L'institution devrait prendre en compte cette dimension et fournir aux étudiants ce que la famille ne peut pas leur donner.

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Source :
Raymond Lemieux, «Un choc culturel»
La recherche dans le réseau de l'Université du Québec, vol 3, no 2, 2013, p. VII.