2013-10-22 | INRS

Puiser l'électricité sous nos pieds

Photo : Christian Fleury

L'eau coule dans les veines du Québec. Une eau fraîche à saveur de géant hydroélectrique. Une centrale par-ci, un barrage par-là. Horizon bleu à perte de vue. Pourtant, une ressource insoupçonnée patiente sous ses pieds, endormie : de l'eau chaude. Une fois sortie de son lit, elle pourrait illuminer nos chaumières. Demain. Un rêve? Non. Les travaux sur la géothermie profonde de Jasmin Raymond, hydrogéologue et chercheur postdoctorant au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, élargiront l'horizon énergétique québécois d'ici une quinzaine d'années.

Forez la croûte terrestre à une profondeur de 3 à 5 km, captez l'eau souterraine entre 80 et 120 °C et remontez-la à la surface pour alimenter les turbines d'une centrale électrique. Voilà, le tour est joué : vous venez de produire de l'électricité à partir d'eau chaude. Cette technologie s'appelle la géothermie profonde. Vous la croyez déjà implantée au pays? Que nenni. Ce serait une première pour le Canada, où l'électricité est générée principalement par des centrales hydroélectriques, nucléaires, au gaz naturel ou au charbon! Déjà opérationnelle en Europe et sur la côte ouest américaine, cette technologie s'intégrerait sans encombre à notre réseau électrique actuel.

Un flot d'avantages, des coûts à réduire
«Avec la géothermie, on parle d'une énergie renouvelable capable de produire de l'électricité en flux constant, ce qui n'est pas le cas de l'hydroélectrique ou de l'éolien, dont la production est intermittente. Son empreinte environnementale est également très faible : presque pas de gaz à effet de serre, contrairement aux centrales au gaz ou au mazout. De plus, la superficie utilisée par une centrale géothermique est dérisoire par rapport à celle d'une centrale hydroélectrique», explique le jeune chercheur de l'INRS et nouveau lauréat d'une prestigieuse bourse postdoctorale Banting.

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Source :
Bruno Geoffroy
PLANÈTEINRS.ca
18 octobre 2013