2013-11-08 | UQTR

Évaluation d'un programme novateur d'intervention en toxicomanie en milieu carcéral

Photo : Daniel Jalbert

Depuis quelques années, la clientèle carcérale masculine de l'Établissement de détention de Québec (ÉDQ) bénéficie d'un programme d'intervention en toxicomanie offert par le Centre de réadaptation en dépendance de Québec (CRDQ). Ce programme, visant à aider les détenus aux prises avec des problèmes de consommation d'alcool ou de drogues, constitue une innovation au sein du réseau des centres de détention québécois. S'intéressant à cette initiative, l'étudiante Catherine Arseneault, doctorante en psychoéducation à l'UQTR, a mené une étude pour en évaluer les retombées.

«Le programme fournit l'occasion aux détenus de réfléchir à leurs habitudes de consommation pendant leur période d'incarcération, explique la chercheuse. Il leur permet aussi de s'outiller pour éviter la rechute et de s'orienter vers les ressources appropriées, une fois libérés. Offert dans un secteur réservé de la prison, le programme peut accueillir 14 participants à la fois. D'une durée de six semaines, il s'intègre à un programme de réinsertion professionnelle et propose, en alternance, des activités scolaires et thérapeutiques. Le volet d'intervention en toxicomanie aborde différents thèmes : développement d'attitudes prosociales, hygiène et habitudes de vie, gestion des émotions, affirmation et estime de soi, prévention de la rechute, impulsivité et agressivité, relations interpersonnelles et motivation au changement.»

Cueillette des données

Pour évaluer l'efficacité du programme, Mme Arseneault a constitué deux groupes de participants. Le premier, appelé groupe expérimental, était composé de détenus de l'ÉDQ profitant du programme d'intervention en toxicomanie. Le second, nommé groupe contrôle, comprenait des détenus de l'Établissement de détention de Trois-Rivières possédant les mêmes caractéristiques que le groupe expérimental, mais n'ayant pas accès au programme d'intervention. La comparaison des résultats d'évaluation des deux groupes allait permettre à l'étudiante de vérifier si le programme d'intervention en toxicomanie fait une différence et entraîne les effets positifs escomptés.

Sur la photo : Catherine Arseneault, étudiante au doctorat en psychoéducation à l'UQTR.

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Source :
Françoise Descoteaux
Campus Express
7 novembre 2013.