2013-11-11 | UQAT

Une étude sur la diversité génétique des peuplements de cèdre blanc de l'Est réalisée à l'UQAT

Les travaux de recherche sur le cèdre blanc de l'Est (CBE, Thuja occidentalis L.) réalisés par Huaitong Xu, doctorant en sciences de l'environnement à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), révèlent d'importantes informations quant à la diversité génétique de cette espèce, nous permettant ainsi de mieux connaître sa capacité d'adaptation aux changements climatiques et aux autres perturbations naturelles.

Contrairement à l'hypothèse de départ du chercheur, la diversité génétique des cèdres blancs de l'Est ne varie pas en fonction de la latitude où ils se situent. Les CBE au nord de l'Abitibi-Témiscamingue, limite nord de la répartition continue de l'arbre, ont les mêmes capacités génétiques pour répondre aux variations climatiques, aux épidémies ou autres bouleversements que les arbres situés dans le sud de la région. «Cette découverte nous en dit long sur les capacités d'adaptation de cet arbre qui vit dans des climats très variés», explique M. Xu. Toutefois, des différences génétiques significatives ont été observées dans différents paysages forestiers apparus à la suite de nombreux feux de forêt au cours des 250 dernières années. La comparaison de trois paysages plus ou moins fragmentés, incluant des petits îlots préservés des feux, des vieilles forêts et des peuplements situés sur les îles du lac Duparquet, sur le territoire de la Forêt d'enseignement de recherche du lac Duparquet, a notamment mis en évidence des écarts au niveau de la richesse génétique. En effet, comparativement aux autres sites, les peuplements résiduels non brûlés répartis dans de jeunes forêts ont une richesse génétique plus faible et un niveau de différenciation plus élevé, un phénomène qui s'explique aussi bien par les traits de vie de l'espèce que les caractéristiques du paysage.

«Les vieux massifs continus de CBE qui ont une meilleure diversité génétique sont donc plus aptes à résister à des changements climatiques ou à d'autres perturbations naturelles et c'est pourquoi des mesures appropriées devraient être prises pour les protéger avant qu'ils ne forment des îlots résiduels de petites dimensions caractérisés par une variation génétique plus faible», conclut le chercheur.

Intitulée «Génétique des populations de cèdre blanc de l'Est (thuja occidentalis l.) dans la forêt boréale du Nord-Ouest québécois», la thèse du Huaitong Xu a été réalisée sous la direction de Mme Francine Tremblay, professeure-chercheure de l'Institut de recherche sur les forêts (IRF), et sous la codirection de M. Yves Bergeron, professeur-chercheur et codirecteur de l'IRF.

Sur la photo (de gauche à droite) : M. Steven Kembel, Ph.D., Université du Québec à Montréal, président; M. Simon Joly, Ph.D., Université de Montréal, évaluateur; M. Hugo Asselin, Ph.D., Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, également évaluateur; M. Huaiton Xu, nouveau docteur; Mme Francine Tremblay, Ph.D., Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, directrice; M. Yves Bergeron, Ph.D., Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, codirecteur.

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Source :
Anne-Marie Nadeau
Responsable du Service des communications et du recrutement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Tél. : 819 762-0971 poste 2204