2013-11-13 | UQAM

S'adapter au monde universitaire

Au Québec, plusieurs jeunes dont les parents n'ont jamais fréquenté le cégep ou l'université poursuivent maintenant leurs études au-delà du secondaire. Ces étudiants dits de première génération (EPG) représentent environ 60 % de l'ensemble des étudiants dans le réseau de l'Université du Québec, alors que leur proportion n'est que de 46 % dans les autres universités francophones et de 30 % dans les établissements anglophones. À l'UQAM, leur pourcentage atteint 53 %.

L'arrivée de ces étudiants à l'université et les enjeux que ce phénomène comporte soulèvent un intérêt dans le milieu scientifique. Thérèse Bouffard, professeure au Département de psychologie, a dirigé une étude sur les facteurs d'adaptation et de persévérance des étudiants de première génération à l'UQAM. Menée en collaboration avec les professeurs Simon Grégoire, du Département d'éducation et pédagogie, et Carole Vezeau, du Cégep de Lanaudière, l'étude a été financée par le Fonds de recherche du Québec - Société et culture pour le compte du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

«Nous avons réalisé notre recherche auprès de 1 946 étudiants inscrits au baccalauréat, provenant de toutes les facultés, dont 46 % étaient de première génération», précise Thérèse Bouffard.

Un choc culturel

Les EPG sont défavorisés par rapport aux autres étudiants parce que le capital culturel et social dont ils disposent, hérité de leur milieu familial, est plus faible. «Comme leurs parents ne connaissent pas la culture du monde universitaire, ses règles, ses pratiques et ses exigences, ils peuvent difficilement les guider et les conseiller adéquatement dans leur projet d'étude, explique la professeure. Pas étonnant que les EPG se sentent en pays étranger à leur arrivée à l'université.»

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Source :
Claude Gauvreau
ACTUALITÉSUQAM
11 novembre 2013