2013-11-15 | UQAR

Le volet scientifique de l'épopée de Mylène Paquette

Mylène Paquette a réussi un rare exploit en traversant à la rame, et en solitaire, l'Atlantique Nord. Un exploit auquel est rattaché un volet de recherche sur cet environnement sonore sous-marin.

Partie le 6 juillet, Mme Paquette a atteint la longitude de l'Île d'Ouessant, au large de la Bretagne, le 12 novembre. Il lui a fallu 129 jours pour parcourir les quelque 5000 kilomètres séparant Halifax et le port de Lorient, en France. Tout au long de son périple, Mme Paquette a mesuré le bruit ambiant de l'océan Atlantique Nord et procédé à la détection acoustique de baleines. Exempt d'interférence émis par les moteurs de navire, ces enregistrements visent à prendre le pouls de cet environnement sonore.

L'objectif de cette recherche de la chaire du MPO en acoustique sous-marine appliquée à l'écosystème et aux mammifères marins est d'évaluer le niveau de bruit actuel de l'océan Atlantique. « Les océanographes acousticiens estiment que le bruit des océans pourrait avoir plus que décuplé au cours des dernières décennies à la suite de l'augmentation importante de la navigation planétaire en réponse à la croissance économique et la mondialisation », explique Yvan Simard, titulaire de la chaire et professeur associé à l' ISMER.

Les scientifiques sont d'ailleurs préoccupés quant aux conséquences possibles de ce changement sur les écosystèmes. « Plusieurs fonctions vitales pour les organismes - des invertébrés aux mammifères marins - nécessitent de bonnes conditions sonores. Cela touche leur perception de l'environnement et des habitats, leur capacité à détecter des prédateurs, à communiquer, à se reproduire, à s'alimenter et à socialiser », indique le professeur Simard.

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Sources :
Jean-François Bouchard
UQAR-Info
13 novembre 2013