2013-11-18 | INRS

Une puce optique pour un cryptage indéchiffrable

Photo © Christian Fleury

Au cours des derniers mois, l'inquiétude quant à la sécurité du transfert de données confidentielles a monté d'un cran. La quantité d'information transigeant par des réseaux de télécommunications est en croissance exponentielle et il devient de plus en plus important qu'elles ne puissent être interceptées, tant pour le monde des affaires, les simples consommateurs que les gouvernements. Ceux qui ont des secrets à protéger ont besoin d'une méthode de cryptographie à toute épreuve, et la photonique quantique pourrait bien résoudre ce problème. Non pas dans 50 ans, mais dans un avenir proche.

Une solution proposée à l'heure actuelle provient de la recherche effectuée dans le laboratoire de Roberto Morandotti, professeur au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS. L'équipe a développé une puce optique fabriquée à base de verre pour permettre un cryptage bien particulier. L'un des doctorants du laboratoire, Christian Reimer, a récemment remporté une prestigieuse bourse d'études supérieures du Canada Vanier. Originaire d'Allemagne, Christian Reimer est arrivé à l'INRS en septembre 2012 : «Roberto est très connu dans le milieu de l'optique intégrée [NDLR : la création de circuits optiques sur des puces telles que celles utilisées dans le domaine de l'électronique], et je voulais rejoindre son groupe pour travailler sur de nouveaux composants prometteurs pour l'optique non-linéaire intégrée et l'optique quantique.»

Photons sous observation

Sur la puce plus petite qu'une pièce d'un dollar que Christian Reimer manipule, ce ne sont pas des électrons qui circulent comme dans le cas d'une puce électronique, mais bien de la lumière. Elle y est guidée et manipulée de façon à générer des paires de photons possédant des propriétés uniques, appelées intrication quantique. En utilisant un anneau de résonance, ces paires de photons sont générées, séparées et utilisées pour différentes applications, dont le cryptage de données.

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Source :
Marc-André Sabourin
PLANÈTEINRS.ca
18 novembre 2013