2013-11-20 | INRS

Les mares nordiques : une source sous-estimée de gaz à effet de serre

La doctorante Karita Negandhi (à l'extrême gauche sur la photo) et la professeure Isabelle Laurion (à droite sur la photo) du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, avec la collaboration de chercheurs canadiens, américains et français, ont étudié les émissions de méthane produites par la fonte du pergélisol dans l'Arctique canadien, largement sous-estimées dans les modèles climatiques actuels. Leurs résultats publiés dans la revue PLoS ONE montrent l'importance de comptabiliser les gaz à effet de serre émis par les petites mares nordiques qui pourraient avoir un impact non négligeable sur la dynamique du climat.

«Nous avons constaté que les petites mares peu profondes, bien qu'elles ne représentent que 44 % de la surface couverte par l'eau dans une vallée de l'île Bylot, génèrent 83 % des émissions de méthane», souligne la doctorante en sciences de l'eau Karita Negandhi.

Les chercheurs ont comparé des mares ayant des tailles et formes différentes et étudié leurs propriétés physicochimiques et leur écologie microbienne. Pour analyser les échantillons prélevés sur l'île Bylot dans le parc national Sirmilik au Nunavut, les chercheurs ont utilisé diverses méthodes dont la datation au carbone 14 et des outils moléculaires de nouvelle génération pour étudier les communautés microbiennes présentes dans les sédiments et dans l'eau, et impliquées dans les processus de transformation du carbone.

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Source :
Gisèle Bolduc
Service des communications, INRS
18 novembre 2012