2013-11-20 | UQAM

Dix ans à se creuser les méninges

Fruit de croisements entre différentes disciplines - la psychologie, la philosophie, la linguistique, mais aussi l'informatique et la neuroscience -, «les sciences cognitives ont pour spécificité de regarder leur objet de recherche de différents points de vue, en partant de l'idée qu'aucune discipline prise séparément ne suffit à expliquer ce qu'est la cognition humaine», explique le directeur de l'Institut des sciences cognitives (ISC) de l'UQAM, le professeur du Département de philosophie Pierre Poirier.

Créé en 2003, entre autres sous l'impulsion de Robert Proulx, alors doyen de la Faculté des sciences humaines, l'ISC célèbre ses 10 ans cette année. «L'Institut est né de la volonté de briser les frontières départementales et facultaires, et de favoriser l'interdisciplinarité», rappelle sa fondatrice et première directrice, Claire Lefebvre.

Si les sciences cognitives ont commencé à émerger en tant que champ de recherche dans les années 50, c'est le développement de l'intelligence artificielle et de l'informatique qui leur a donné un second souffle, note la professeure du Département de linguistique, qui, dans les années 70, a étudié à l'Université de Californie à Berkeley, au sein d'un laboratoire qui est devenu un des hauts lieux des sciences cognitives. Dans le monde francophone, il a fallu attendre jusque dans les années 2000 pour que les sciences de la cognition s'imposent véritablement. À Montréal, l'UQAM a d'ailleurs été la première université à fonder un institut qui leur est dédié.

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Source :
Marie-Claude Bourdon
ACTUALITÉSUQAM
18 novembre 2013