2013-12-05 | INRS

Mesure des concentrations de gaz d'origine naturelle dans les eaux souterraines

Une équipe de chercheurs du Centre de recherche en géochimie et géodynamique (GEOTOP) affilié à l'Université du Québec à Montréal, de l'Université Concordia et du Centre Eau Terre Environnement de l'INRS a réalisé une étude détaillée sur la distribution spatiale des concentrations de méthane, d'hélium et de radon dissous à l'état naturel dans les eaux souterraines des Basses-terres du Saint-Laurent. Commandée par le Comité de l'évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste (CÉES) en juin 2012, cette étude avait pour objectif de mesurer les teneurs de ces différents gaz présents dans les eaux souterraines de ce territoire et d'en déterminer l'origine.

Ce travail de recherche constitue une première mondiale puisqu'il s'agissait de caractériser l'état de la qualité naturelle de l'eau souterraine avant l'exploitation du gaz de schiste. Ces informations objectives pourront être utilisées pour tenter d'établir, en comparaison avec les concentrations naturelles, l'occurrence de pollution des eaux souterraines pouvant être liée à l'éventuelle exploitation des gaz de schiste.

Le méthane

Pour cette étude, 130 puits résidentiels, d'observation ou municipaux ont été échantillonnés dans une région couvrant 14 000 kilomètres carrés entre Montréal, Leclercville (Lotbinière), le piémont des Appalaches et Trois-Rivières. De ces puits, 14 % (18 puits) présentent des concentrations de méthane supérieures à 7 mg/L (milligrammes par litre), soit la teneur représentant le seuil d'alerte fixé par le gouvernement du Québec dans le projet de règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, publié le 29 mai 2013 dans la Gazette officielle du Québec.

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Source :
Centre Terre Eau Environnement
Institut national de la recherche scientifique
3 décembre 2013