2013-12-10 | INRS

Nouvelle approche thérapeutique pour le traitement du diabète de type 2 - L'ingrédient secret du venin de cobra

Photo © Christian Fleury

Après une morsure du cobra à monocle, la victime a peu de temps pour réagir. Classé parmi les plus puissants au monde, le venin de ce serpent peut provoquer la mort en moins d'une heure. Le venin, un mélange de nombreuses toxines d'une incomparable efficacité, est une arme dont chaque molécule a été optimisée par des millions d'années d'évolution. «Pourquoi ne pas s'en servir à des fins thérapeutiques?», se demande David Chatenet, professeur au Centre INRS-Institut Armand-Frappier. Le cobra à monocle pourrait, selon lui, aider à traiter le diabète de type 2, dont l'augmentation mondiale du nombre de cas est alarmante.

La médecine traditionnelle s'est intéressée au venin des insectes comme des reptiles depuis la nuit des temps. Aujourd'hui, les connaissances et les outils scientifiques sont en mesure d'en dévoiler les secrets et de les utiliser de façon très ciblée. «Dans le laboratoire du professeur Jean E. F. Rivier, à l'Institut Salk, j'ai eu l'occasion de concevoir diverses molécules initialement isolées dans le venin des cônes marins, une famille d'escargots prédateurs, se rappelle David Chatenet. Les travaux de cette équipe de recherche renommée, réalisés en collaboration avec le groupe du professeur Baldomero M. Olivera de l'Université d'Utah, ont mené au développement d'un puissant analgésique à partir d'un peptide présent dans leur venin. Par la suite, j'ai toujours gardé un intérêt pour ce type d'approche.»

Le retour de la chimie des peptides

Certaines des molécules actives présentes dans le venin du cobra sont des peptides - de courtes chaînes de 60 acides aminés ou moins. Avec l'avènement des petites molécules synthétiques, moins coûteuses et présentant des propriétés pharmaceutiques adéquates, les peptides ont été marginalisés à part quelques exceptions, comme l'insuline.

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Source :
Stéphanie Thibault
PLANÈTEINRS.ca