2013-12-13 | UQAT

Le bois mort, un important séquestreur de carbone

Le passage d'un aménagement forestier reposant essentiellement sur la coupe totale à un aménagement où les coupes partielles sont beaucoup plus fréquentes favoriserait-il la séquestration du carbone en forêt boréale? C'est la question à laquelle Mme Manuella Strukelj-Humphery, doctorante en sciences de l'environnement, a répondu lors de la soutenance de sa thèse de doctorat le 9 décembre au campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Pour s'y prendre, la chercheure a dû s'intéresser particulièrement au devenir du bois mort en forêt. Elle a dû mesurer leur taux de décomposition en plus de vérifier la stabilité des composés carbonés issus de la décomposition du bois et des litières de feuille. Elle s'est ensuite concentrée sur les différences entre la coupe totale et les coupes partielles relativement à la production, la nature et la décomposition des litières.

Les résultats indiquent que les coupes partielles se différencient de la coupe totale par la quantité de bois mort retenu sur le parterre de coupe. « Dans un contexte d'aménagement écosystémique, nous désirons séquestrer au maximum le carbone. La coupe totale engendre une litière de feuilles relativement plus abondante alors que les coupes partielles génèrent davantage de bois mort, retenant ainsi plus de carbone. C'est donc dire qu'il est bon de favoriser les coupes partielles », souligne la chercheure. « La forêt boréale mixte de l'Abitibi possède un bon potentiel de séquestration du carbone et l'aménagement forestier peut contribuer à augmenter ce potentiel », ajoute la chercheure.

Sur la photo : Suzanne Brais, directrice de recherche, Manuella Strukelj-Humphery, docteure, et Timothy Work, président du jury.

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Source :
Nathalie Cossette
Agente d'information
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