2013-12-16 | UQAM

Des signatures de valeur inégale

Un article paru dans le dernier numéro de la prestigieuse revue Nature révèle que la proportion de femmes parmi les auteurs d'articles scientifiques publiés à travers le monde, entre 2008 et 2012, était légèrement inférieure à 30 %. En outre, parmi les premiers auteurs d'articles, les hommes sont presque deux fois plus nombreux que les femmes. Cet article, intitulé Global gender disparities in science, est cosigné par Yves Gingras, professeur au Département d'histoire et titulaire la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences, et par Vincent Larivière (M.A. histoire, 2005), professeur à l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal, tous deux membres du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) et de l'Observatoire des sciences et des technologies (OST). Trois chercheurs de l'Université de l'Indiana, à Bloomington, sont aussi cosignataires.

L'équipe de chercheurs a analysé plus de 5 millions d'articles scientifiques évalués par des pairs, signés par plus de 27 millions d'auteurs. Leur étude était fondée sur la base de données bibliométrique de l'Observatoire des sciences et des technologies, construite à partir du Web of Science de Science Reuters. En couplant plusieurs bases de données, les chercheurs ont mis au point une méthode pour identifier le genre et l'affiliation des auteurs et ainsi analyser la distribution mondiale de l'inégalité homme-femme en matière de production et d'impact scientifiques. On mesure l'impact d'un article en calculant le nombre moyen de citations qu'il obtient dans diverses publications scientifiques. Le nombre de citations reçues joue un rôle central dans le système d'évaluation des chercheurs.

«Des recherches de ce type avaient déjà été réalisées par le passé, mais avec des échantillons beaucoup plus restreints et dans quelques disciplines, explique Yves Gingras. Notre étude présente, pour la première fois, un portrait macroscopique et quantifié des disparités hommes/femmes dans toutes les disciplines à travers le monde.»

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Source :
Claude Gauvreau
ACTUALITÉSUQAM
12 décembre 2013