2013-01-21 | INRS

La maladie du baiser

Photos © Christian Fleury

Contrairement à plusieurs de ses collègues virologues, la professeure Angela Pearson peut se targuer d'un fait cocasse : son intérêt de recherche a été immortalisé dans une chanson qui fait aujourd'hui partie de la culture populaire québécoise. C'est qu'elle étudie le virus herpes simplex (VHS), le mal à l'origine «du feu sauvage de l'amour» tel que baptisé par le groupe humoristique RBO dans une de leurs parodies des Beatles. Et bien que la maladie du baiser en ait fait sourire plus d'un au cours des quinze dernières années, Angela Pearson prend cette condition très au sérieux.

Avec un taux d'infection qu'on estime à 80 % de la population, il y a de quoi vouloir mieux comprendre la question. «Même les gens qui n'ont pas de feux sauvages peuvent être infectés par ce virus, lance la professeure du Centre INRS-Institut Armand-Frappier. Le but de tout virus est de se reproduire et de ce point de vue, le VHS connait beaucoup de succès.»

Angela Pearson s'intéresse particulièrement au VHS de type 1. Cette version de l'herpès s'attaque principalement aux muqueuses du visage -- le nez, la bouche et les yeux -- plutôt qu'à celles des appareils génitaux. Dans la plupart des cas, le virus se limite à causer quelques rougeurs bénignes. Cependant, lorsqu'il infecte des nouveau-nés ou des personnes dont le système immunitaire est affaibli, il peut entraîner des effets autrement plus dévastateurs. On parle alors de lésions sur l'ensemble du corps, de l'infection des organes ou même de dommages permanents au cerveau. Rien pour donner envie de pousser la chansonnette.

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Source :
Benjamin Tanguay
PLANÈTEINRS.ca