2013-03-01 | INRS

Un pénitencier à sécurité maximale pour le CO2

Photo : Marc Robitaille

Incolore et inodore : le CO2 est longtemps passé inaperçu comme l'homme invisible du romancier britannique H. G. Wells. Ce gaz à effet de serre s'est nourri de l'activité humaine, contribuant avec force au réchauffement de la planète. Bien que des chercheurs aient déjà mis au point des moyens de le capturer, on ignore encore dans quelle prison le transférer pour éviter qu'il ne s'échappe, à perpétuité, dans l'atmosphère. C'est précisément l'objectif du géophysicien Bernard Giroux : trouver l'Alcatraz du CO2, qui pourrait bien se trouver quelques pieds sous terre.

«Le projet consiste à mettre au point une méthode de monitoring - de mesure - pour l'injection du CO2 dans des réservoirs géologiques à des profondeurs de 800 m à plus de 2 km», explique le professeur au Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, à Québec, et membre de la Chaire de de recherche sur la séquestration géologique du CO2, dont le titulaire est Michel Malo, lui aussi professeur au centre.

Ironiquement, les technologies d'injection du CO2 sont déjà employées, depuis une trentaine d'années, par un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, l'industrie pétrolière, qui recourt à cette technique pour faciliter l'éjection du pétrole des roches réservoirs. «Un bienfait collatéral, note Bernard Giroux. On veut utiliser cette technologie pour réduire l'empreinte carbone. Or, pour avoir un effet sur le climat, il faut stocker le CO2 en plus grande quantité que ce qu'il est possible de faire dans les sites pétroliers. En faisant un inventaire des bassins sédimentaires, on constate que l'étendue des aquifères salins profonds est beaucoup plus grande.»

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Source :
Noémie Larouche
PLANÈTE INRS.ca